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Autor: Christian Becquereau
La Base et la Phase PCM®

Ignorer la Base et la Phase ?

Process Com est sans concurrence

Les plagiaires sont dépassés

Avec ses 6 Personnalités en chaque personne PCM échappe aux caricatures des modèles à 4 types. Son concepteur crée une 2ème différence en démystifiant le stress grâce à une douzaine de comportements facilement observables et, cerise sur le gâteau l’action à mener pour baisser le stress sur commande et instantanément.

Quelques années plus tard, Taibi Kahler met les candidats plagiaires KO debout en révélant la mécanique de la Phase. Les pseudos concurrents n’oseront pas voler cette ultime découverte bien que cela confine au génie. Cependant dans nos 3 livres consacrés à ce modèle, j’évoque à peine l’existence de la Phase et de la Base. Pourquoi je n’en tiens pas compte bien que ce sont des éléments majeurs de PCM. Cela mérite d’en dire un peu plus.

 

Qu’en est-il de la Base et de la Phase ?

Notre capacité d’adaptation

Toute personne dispose de 6 Personnalités plus ou moins disponibles selon la personne. Cela explique les capacités naturelles à s’adapter aux interlocuteurs et aux situations qui se présentent, sans même connaître PCM.

C’est parlant d’illustrer les 6 Personnalités PCM d’une personne sous la forme d’un immeuble à 6 étages. La Personnalité du RdC est appelée « base ». Elle est observable dès le plus jeune âge. Elle va marquer de son empreinte le caractère de la personne toute sa vie. Les 5 autres Personnalités seront appelées « étages ». L’une d’entre elle est appelée « Phase ».

La vie est ce qu’elle est. Elle nous réserve des surprises bonnes et mauvaises qui peuvent être l’objet de stress positif ou négatif. Quand nous n’arrivons pas à nous adapter, la réaction psychologique fait que nous allons faire l’expérience de l’étage suivant qui sera appelé « Phase ». La « Base » continuera à imprimer notre comportement. En expérimentant cet étage, la personne accède à de nouvelles ressources. C’est autant de chances de mieux affronter ce qui se présente à soi. Quand nous ne changeons pas de phase, face à une période de stress, c’est que nous avons su nous adapter sans avoir besoin de nouvelles ressources. Cela s’effectue inconsciemment, de manière dynamique. Il n’y a pas que le corps qui est bien fait, n’est-ce pas ?

L’une des parties observables de ce changement, c’est l’évolution des motivations de la personne. La Phase étant notre moteur motivationnel.

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Notre adaptabilité

L’identification de la Personnalité en stress est la clé

La « Base » trouve sa force dans son taux d’énergie de 100%. Au plus le taux d’énergie est élevé dans une Personnalité, au plus ses ressources sont accessibles. La Personnalité de la Phase va acquérir le plein d’énergie au fur et à mesure de son expérimentation et de la satisfaction des Besoins Psychologiques associés.

Or, n’importe laquelle des 6 Personnalités peut entrer en stress qu’elle soit la Base, la Phase ou un autre étage. C’est pourquoi l’efficacité de la pratique de PCM en relationnel est conditionné par la capacité à identifier chez un interlocuteur laquelle de ses 6 Personnalités est en stress, sans avoir à présumer qu’il s’agisse de sa Base ou de sa Phase.

Cette mobilité du modèle Process Com respecte la dynamique relationnelle de la vie. Cela rend impossible de mettre les gens dans des cases. Cette dynamique crédibilise encore plus le modèle et le différentie des modèles qui se voudraient concurrents.

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Les 3 usages de Process Communication

De la communication au Relationnel

Savoir pourquoi et comment nous fonctionnons sur le plan comportemental est un atout majeur. L’un des gros apports de PCM, ce sont les 12 formes principales de stress. Leur description est tellement simple qu’elles sont facilement observables. Les participants reconnaissent très vite leur comportement ainsi que celui de leurs proches. La pertinence et la cohérence du modèle leur sont évidentes. C’est le 1er usage de PCM : mieux se connaître.

Au-delà de la communication, depuis 1999 mes recherches sont axées sur le relationnel. C’est-à-dire d’obtenir le meilleur relationnel avec le plus grand nombre. Cela inclut de savoir aussi rétablir un relationnel dégradé, sortir d’une situation bloquée, etc. tout cela en un instant ! C’est l’objet de mes 2 premiers livres. C’est le 2ème usage de PCM.

Dans mon 3ème livre[1], j’apporte un 3ème usage, celle du coach[2]. Mes 25 ans de métier et mes plus de 10.000 heures de coaching m’ont apporté l’art des techniques pour acquérir de nouvelles habitudes pour obtenir des changements conséquents. Ces expérimentations avec mes clients sont d’une richesse que j’aime partager. Ce livre « lâchez les comportements qui vous jouent des tours » est un manuel pour s’auto coacher. Il peut aussi être un outil pour les coachs.

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Et maintenant, le relationnel

Dépasser nos capacités d’adaptation

Nous ne sommes pas tous égaux en termes d’adaptabilité qu’il s’agisse de faire face à une situation ou à un relationnel. En exerçant les techniques, objet de nos développements, le praticien franchit cette limite. Dans un relationnel posons-nous les questions suivantes :

  • – la relation est-elle établie ? on se comprend et chacun accueille les différences de l’autre
  • – la coopération a-t-elle des chances d’être fructueuse ?
  • – avec cette personne mon niveau d’énergie est-il préservé ou renforcé ?

Ces 3 facettes du relationnel ne sont atteintes que si l’interlocuteur est hors stress sinon c’est mission impossible. Nos statistiques sont sans appel : une seule des 6 Personnalités de notre interlocuteur est en stress. Pour savoir comment agir, le praticien doit identifier à coup sûr laquelle des 6 Personnalités est en stress. Nos 25 ans de recherche se sont focalisés sur cette expertise et nos techniques ont été expérimentées des milliers de fois. Elles sont abouties et sûres.

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La Base ou la Phase et le relationnel

Impossible d’étiqueter ses interlocuteurs

Sur plus de 4000 cas, l’identification de la Personnalité en stress n’a montré aucun lien privilégié avec l’un quelconque des 6 étages, fusse de la base ou de la phase.

Ce constat est une chance pour plusieurs raisons. S’il fallait prendre en compte la Base et la Phase pour créer les conditions optimales pour que l’interlocuteur baisse son niveau de stress cela reviendrait à mettre ses interlocuteurs dans des cases. La puissance de PCM s’en trouverait réduite. Le modèle s’éloignerait de la complexité du relationnel. Ce serait rejoindre le niveau de ses concurrents ! Il faut préserver les dynamiques de Process Communication Model pour garder la mobilité de la vraie vie relationnelle qui fait le côté pertinent et efficace de ce modèle.

Inutile de prendre en compte la Base ou la Phase, il suffit de repérer celle des 6 Personnalités en stress pour établir ou rétablir un relationnel OK. Voilà pourquoi autant ces deux Étages ont leur importance en connaissance de soi autant elles sont inutiles dans la mise en pratique sur le plan relationnel.

Christian Becquereau
Assisté de Sylvie Nélaton

Le Kremlin Bicêtre, le 6 avril 2024

« Notre qualité de la vie et notre chance sont directement dépendantes de notre capacité à établir d’excellents relationnels avec les gens que nous cotoyons »
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[1] « Lâchez les comportements qui vous jouent des tours » (Process Communication en développement personnel)
[2] Je suis MCC Master Certified Coach depuis 2007 – certifié par ICF International Coach Federation.

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PCM, une école de tolérance

Pourquoi se préoccuper de son niveau de tolérance ?

Quelle importance d’être tolérant ou pas ?

La tolérance est une vertu à laquelle je ne m’intéressais pas. Je faisais avec mon niveau qui s’était façonné au fil des ans, sans me poser de questions. Et cependant à bien y regarder le niveau de tolérance impacte la qualité relationnelle que nous avons avec notre entourage. Quand nous sommes en désaccord avec la position d’un interlocuteur le relationnel est mis à mal quand il ne capote pas. Notre vie sociale est en partie conditionnée par notre niveau de tolérance : le relationnel, la coopération, l’affection, la chance et même la santé psychologique et physique.

La pratique de PCM® (Process Com) m’a offert non seulement une grille de lecture passionnante de ce sujet et surtout sans effort la capacité de développer ma tolérance et de récolter les bienfaits associés.

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La tolérance comment ça fonctionne ?

Le dictionnaire nous indique que la tolérance d’une personne, c’est « sa capacité à accepter ce qui spontanément est contraire à ses croyances, à ses valeurs ».  Cette définition montre par la formule « capacité à accepter » que la tolérance est une compétence. Ça veut dire qu’elle s’acquiert si on a envie des bénéfices qu’elle procure.

Jeune, je campais sur mes positions croyant que c’était bien dans tous les cas.  Je me souviens qu’un médiateur improvisé me demandait de mettre de l’eau dans mon vin. Je lui avais rétorqué « à force de mettre de l’eau dans ton verre, bientôt tu n’auras plus de vin ». L’échange avait tourné court et notre relation ne s’en était jamais remise.

D’ailleurs le monde politique qui est sous les feux de la rampe des médias montre que ces acteurs sont de moins en moins capables de tolérance. Les débats sont remplacés par des invectives lancées par les médias interposés. Quelle pauvreté !

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La promesse de la tolérance

L’anecdote ci-dessus montre que l’intolérance dégrade la qualité de nos relationnels quand ceux-ci ne sont pas rompus à jamais. En une fraction de seconde on peut se couper d’une personne qui porte des opinions et des valeurs opposées aux nôtres. Un bas niveau de tolérance limite notre cercle relationnel. Et cependant nous savons tous que quel que soit le clivage, il y a des gens merveilleux de part et d’autre. Accepter son niveau de tolérance, sans chercher à le développer, c’est accepter de vivre dans un monde limité. Et développer son niveau de tolérance, c’est étendre son réseau relationnel et s’offrir des moments d’exception.

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Nos croyances sont temporaires

Quand un avis contraire remet en cause une de nos croyances, l’impact est fort car il est intellectuel, émotionnel et même physique car nous avons la sensation que cette croyance est une partie constitutive de notre être. Or nos croyances ne sont qu’une partie constitutive de nos comportements. Chacun peut retrouver dans sa mémoire une croyance qu’il a fini par abandonner. Quand une croyance n’est plus d’actualité, parce que la vie nous a appris son contraire, le comportement change de lui-même sans aucun effort.

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La barrière à franchir

Ne pas avoir le réflexe de rejeter la croyance opposée est la 1ère barrière à franchir. Sans aide ce n’est pas évident. C’est un réflexe, on se sent atteint, mis en cause, etc. Il faut arriver à prendre de la distance… mais comment ? C’est sur ce point sensible que Process Communication Model peut nous faciliter cette retenue ?

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Et PCM dans cette démarche ?

Le praticien PCM arrive à prendre de de la distance

S’il y a 3 éléments géniaux à tirer de Process Communication Model, c’est 1/ nous avons six Personnalités en chacun d’entre nous 2/ chacune de ces Personnalités exprime une forme de stress spécifique et observable et 3/ ce stress peut baisser en un instant en satisfaisant le besoin psychologique correspondant.

Depuis plus de 25 ans notre mission consiste à développer des techniques complémentaires à cet « outil de communication » qu’est Process Com (PCM) pour en faire un « outil relationnel ». Nos participants apprennent très vite à repérer le stress de leurs interlocuteurs. La distinction est facile entre le comportement en stress et celui-ci hors stress. Cette capacité à distinguer ces deux états change tout. Le praticien PCM se distancie en étant observateur de ce qui se passe selon le modèle PCM. Il n’est plus piégé par son réflexe de rejet.

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Deuxième apport de PCM

Ecole de tolérance

En formation quand on arrive à la Personnalité Promoteur les participants reconnaissent souvent un de leur proche, par exemple un habitué des manipulations. C’est une découverte pour eux de découvrir que la manipulation est une forme de stress. Mais le stress veut dire que cette personne est mal et qu’elle ne connait pas d’autre moyen de « soigner » son stress que de manipuler. Chaque Personnalité PCM a une forme de stress aucune n’est meilleure ou pire qu’une autre. Leur regard n’est alors plus le même sur leurs interlocuteurs. Ils font la différence entre la personne qui est devant elle et le comportement qu’elle manifeste. Autrement dit, ils font la différence entre la personne qui est devant eux et la croyance qu’ils ont fait leurs. C’est de la tolérance.

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Faire de la Tolérance une habitude

James Clear auteur de « Atomic habits » nous dit qu’une habitude est établie quand il n’y a plus besoin d’y réfléchir pour la mettre en action. C’est ce qui explique que de décider d’être plus tolérant ne change pas notre niveau de tolérance car il faudra réfléchir à chaque fois. Et ce ne sera pas une habitude.

La pratique de Process Com distingue systématiquement l’état de stress et non stress pour préserver la qualité relationnelle. Cette distinction entre la personne et son comportement, s’inscrit petit à petit dans nos habitudes. Mais ce n’est pas fini.

Pour contribuer à sortir son interlocuteur de son stress, le praticien va s’adresser à lui avec une seule phrase PCM satisfaisant le besoin Psychologique correspondant au stress identifié. Cette adoption a deux effets, sur le praticien : 1/ il est acteur du relationnel ce qui est à l’opposé du réflexe de « rejet ». Son affect passe au second degré ; ensuite 2/ il offre un nouvel environnement relationnel à son interlocuteur, qui lui aussi, découvre une autre facette du praticien PCM.

 

Une vie apaisée

Ce regard que le praticien adopte vis-à-vis des autres, il l’acquiert aussi vis-à-vis de lui-même. La tolérance préserve de bon relationnel avec plus de monde. Nous quittons cet univers où nous pourrions être en bagarre avec tous. Cette démarche rend notre vie plus apaisée. C’est tout bénéfice.

Christian Becquereau
Assisté de Sylvie Nélaton

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Le pouvoir de baisser le stress avec PCM ?

Le pouvoir de baisser le stress d’un interlocuteur ?

A-t-on ce pouvoir sur l’autre ?

Non, personne n’a le pouvoir de baisser le stress d’un interlocuteur. Le Dr Taibi Kahler est très clair sur ce sujet car il qualifie de Mythe toute croyance d’un pouvoir sur l’autre (cf. les 4 mythes de T Kahler). Mais alors, la promesse de PCM (Process Com) où le stress de l’autre baisse, serait-elle une arnaque ? Car si ce n’est pas une arnaque, il faut le démontrer.

Garantir un bon relationnel

Il est nécessaire que le stress de l’autre baisse

Ce n’est pas seulement un modèle pour mieux se connaître et mieux connaître les autres. Process Communication Model (PCM) se distingue par son efficacité en matière de relationnel et de coopération. C’est un outil qui offre à son praticien la capacité de rétablir une relation dégradée et même d’établir d’excellents relationnels avec tout le monde. Ceci n’est rendu possible que si le stress de l’interlocuteur baisse en un instant. C’est pourquoi il est impératif de répondre à la question « peut-on faire en sorte que le niveau de stress d’un interlocuteur baisse ? ». Si nous n’avons pas ce pouvoir, fixons-nous un objectif différent : créons des conditions favorables à la baisse du stress.

Le stress est une résultante

Le besoin psychologique est la clé principale

Autant chaque personne a des besoins physiologiques comme le besoin d’avoir un toit, de manger à sa faim, autant nous avons aussi des besoins psychologiques. Chacune des 6 Personnalités PCM a un ou plusieurs besoins psychologiques spécifiques. Par exemple la reconnaissance du travail est l’un d’entre eux, le besoin d’excitation en est un autre. PCM en identifie huit[1].

Quand l’un de ces besoins psychologiques n’est pas satisfait c’est comme pour le réservoir d’essence d’une voiture. Quand celui-ci est vide, il y a quelques ratés avant-coureurs puis la voiture s’arrête. Les besoins psychologiques sont notre carburant, grâce auxquels nous avons accès à nos potentiels, nous sommes ouverts, sereins, etc. PCM nous apprend que lorsque que nos besoins ne sont plus satisfaits, nous entrons en stress. Le stress est donc la résultante de la non-satisfaction du ou des besoins psychologiques qui nous concernent.

Le mécanisme de la baisse de stress

La baisse de son propre stress

Avec PCM toute personne peut éviter d’entrer en stress. Ce stress est désagréable pour elle et pour son environnement. Il détériore ses relationnels et sabote les coopérations possibles. La forme spécifique du stress révèle le besoin psychologique à satisfaire. C’est de notre responsabilité de satisfaire ce Besoin afin d’éviter d’entrer en stress.

Par exemple, comment satisfaire le besoin de la reconnaissance de notre travail ? Il est judicieux de privilégier la fréquentation des personnes qui nous apprécient et nous le disent. Ensuite félicitons-nous, nous-même par mail ou sms et tenons un journal où nous notons nos prouesses. Ensuite apprenons à demander du feedback à notre manager. Il nous a confié une responsabilité. Il trouvera normal que nous lui demandions si cela s’est passé comme il s’y attendait. Ce processus provoque souvent le bénéfice d’être félicité, complimenté ou encouragé. C’est aussi une occasion d’entretenir du lien avec notre manager.

Maintenant que nous savons comment ça marche pour soi, il reste la question « baisser le stress de l’autre ».

Baisser le stress de son interlocuteur

Satisfaire le Besoin Psychologique en une phrase

Quand nous écrivons « baisser le stress », cela ne veut pas dire l’éradiquer mais baisser son niveau. Ceci étant précisé revenons à la baisse du stress de l’autre.

Le modèle Process Com démontre qu’une relation ou une coopération qui se dégrade est quasiment toujours la conséquence du stress de l’un des deux interlocuteurs. Pour rétablir ce relationnel ou cette coopération, il s’agit que le stress baisse… en un instant si possible.

Dans Process Communication Model il n’y a que 12 comportements différents de stress à savoir repérer pour identifier celui qu’exprime l’interlocuteur. Ces 12 expressions de stress sont faciles à mémoriser car elles sont observables et bénéficient de définitions simples, tenant sur une ou deux lignes. Une fois le stress de l’interlocuteur qualifié, il suffit de satisfaire le Besoin psychologique correspondant avec une phrase. La satisfaction du Besoin psychologique est tellement puissante que son effet est immédiat. C’est le 1er effet. Et il y en a 3 !

Voici maintenant le 2ème effet. Lorsque le praticien utilise Process Com, il change d’attitude. Ce changement est perçu par l’interlocuteur en stress. C’est ce qui met en place l’environnement favorable à la baisse du stress. Voyons comment cela se produit.

Et le stress du praticien PCM ?

Le praticien peut être aussi en stress

Intéressons-nous au praticien PCM. Une relation ne lui convient pas. Il s’en rend compte au cours de l’échange. Tout en continuant l’entretien il sait qu’il dispose de l’outil PCM pour analyser ce qui se passe et ainsi savoir comment agir.

En entamant cette démarche le praticien adopte une posture d’observateur. Ce qui est tout à fait différent de quelqu’un qui serait mal à l’aise dans un échange et se demanderait ce qui lui arrive. L’observateur n’est pas concerné par le côté désagréable du relationnel qui grippe, c’est le technicien PCM qui va dérouler son processus. Le praticien n’est plus en stress.

A ce phénomène s’ajoute un 3ème effet qui renforce encore l’efficacité du processus PCM.

Le 3ème effet du processus PCM

Le changement observable du praticien

La phrase susceptible de baisser le stress d’un interlocuteur comporte 3 éléments PCM : bien sûr la satisfaction du besoin psychologique mais aussi l’usage de la perception du monde et du canal de communication qui convient à la Personnalité que lui présente son interlocuteur. En formulant cette phrase, d’un seul coup, non seulement le praticien change de comportement. Il adopte un relationnel qui se phase de manière idéale pour son interlocuteur. Cette modification est observable et ressentie par l’interlocuteur. Celui-ci devine une ouverture qui le met dans de meilleures dispositions pour que son stress baisse.

PCM tient-il ses promesses ?

Magique et techniquement explicable

Le résultat a un caractère magique dans la mesure où il est efficace et aussi parce que son effet est soudain. Mais tout s’explique. Le praticien n’a pas besoin d’avoir le pouvoir de baisser le stress de son interlocuteur. Ce serait un mythe. Il n’est pas magique puisque c’est la combinaison des 3 effets développés ci-dessus qui crée les conditions optimales pour obtenir un environnement idéal à la sortie du stress de l’interlocuteur ou au moins à la baisse de son stress.

Épilogue

Depuis plus de 30 ans, nos travaux sur ce modèle se sont concentrés sur l’identification chez l’autre de la Personnalité qu’il présente. Cette expertise rend PCM efficace à tous les coups.

Vous trouverez les clés dans nos 3 livres « Process Com pour les managers » – « la Process Com » et « Lâchez les comportements qui vous jouent des tours (PCM en développement personnel) ».

Christian Becquereau, assisté de Sylvie Nélaton
Le Kremlin Bicêtre, le 11 fév. 2024

[1] Dans nos développements en complément de PCM, nous avons deux besoins psychologiques qui concerne la Personnalité Imagineur (Rêveur).

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Jamais déçu

Les déceptions et  PCM®

Déçu

Les conséquences d’être déçu par quelqu’un

Comme pour tout un chacun, il m’arrivait régulièrement que des gens de mon entourage me déçoivent. C’était loin d’être sans conséquence. A chaque fois la relation se dégradait de mon fait quand elle n’était pas rompue à tout jamais. J’étais le 1er à en payer les pots cassés car je sortais ces personnes de mon 1er cercle. Ma vie sociale s’en trouvait emputée d’autant de ressources que d’affection.

Comme il s’agissait d’un sujet relationnel, il devait y avoir moyen de trouver une solution grâce à Process Com® mais lequel ?

Mon processus ?

Tout se joue entre moi et moi

En observant ce qui ce passait. Mon processus qui aboutissait à être déçu consistait à mettre ces personnes sur un piédestal. Je reconnaissais et appréciais leurs qualités. C’était uniquement de mon fait. Mais une fois qu’une personne faisait un écart, je la destituais illico. Elle m’avait déçu. A bien y regarder, j’étais le seul acteur de ces circonstances. Il s’agissait d’un problème entre moi et moi. Je qualifiais et disqualifiais la personne sans même qu’elle soit au courant. La déception dont j’étais la victime était créée par moi. A moi tout seul, j’étais le persécuteur et la victime –  Il devait être possible de se sortir de ce piège que je me tendais bien inconsciemment.

Il y a des années, compte tenu de ce constat, j’ai décidais que je ne serai plus déçu par qui que ce soit. A ce stade Process Communication Model (PCM) n’entrait pas encore en ligne de compte.

Quand j’étais tenté d’être déçu, il me suffisait de penser à ma décision et j’acceptais que cette personne ait fait un écart. Cela a développé ma tolérance. C’était une bonne décision et je pensais qu’à tout jamais je ne serais déçu par qui que ce soit. Cela a fonctionné pendant des années jusqu’au jour où j’ai bloqué, incapapable de gérer l’impact de la déception.

Un cas limite

Un cas où je bloque

Cette fois-là, je me retrouvais dans une assemblée d’amis autour d’un buffet dinatoire. Un ami que je n’avais pas vue depuis trop longtemps était présent. Il est beaucoup plus jeune que moi. A la différence d’âge s’ajoutait qu’il y avait une hiérarchie entre nous. Nous pourrions dire qu’il est mon obligé. Je m’attendais à ce qu’il vienne vers moi, me demander de mes nouvelles et me donner des siennes.

Il est resté non pas distant mais sans chercher mon contact. Il n’y a eu aucun propos entre nous. J’en étais blessé, je le trouvais ingrat. Mon jugement vis-à-vis de cette personne était lapidaire et définitif. Mais j’en souffrais.

Si je ne faisais rien notre relation serait rompue définitivement. Ce serait de la tristesse pour moi, du chagrin même car cette personne comptait pour moi.

Nouvelle observation

Les référentiels de chaque Personnalité PCM

En faisant un tour d’horizon sur le passé, je me suis rendu compte qu’un sujet particulier était souvent à l’origine de mes déceptions : il s’agissait de la confiance. Quand une personne n’était plus au niveau de la confiance que je lui avais accordée, je le vivais comme une trahison. Cette découverte m’a connecté à une partie de mes travaux autour de PCM.

Dans mes coaching, j’avais observé que chacune des 6 Personnalités PCM avait un référentiel absolu. Ce référentiel à la fois construisait la personnalité de mon client et le côté absolu en faisait un référentiel qui lui jouait des tours dommageables..

Dans ma Personnalité Persévérant le référentiel est la confiance, j’attendais que mes interlocuteurs soient sans faille à cet égard. Tout écart en terme de confiance se traduisait par une destitution radicale de mon podium, avec les conséquences évoquées ci-dessus. Tout ce qui avait trait à une trahison de ma confiance ne bénéficiait d’aucune tolérance de ma part. j’étais tellement mal. C’était un « crime ».

Chacun son référentiel

Un référentiel absolu

Chacune des Personnalités PCM a un référentiel qu’elle positionne comme un absolu non négociable, constitutif de sa personnalité. Quand cet absolu est battu en brèche, c’est comme une négation de sa personnalité. Elle ne peut que rompre la relation car c’est trop. Elle rompra la relation. Process Com qualifie ce comportement de 3ème degré de stress.

Pour l’Analyseur, c’est la mise en cause de sa compétence ; pour la Personnalité Empathique c’est la mise en cause de sa capacité à se rendre aimable, pour la Personnalité Imagineur, ce sera de ne pas se sentir voulu, pour la Personnalité Promoteur c’est l’image d’elle que lui renvoie son interlocuteur et qui n’est pas celle qu’elle se fait d’elle, pour la Personnalité Énergiseur c’est de ne pas se sentir accepté tel qu’elle est.

Le lecteur pourra reconnaître les Questions Existentielles[1] évoquées par le Dr Taibi Kahler.

Prise en compte de son référentiel

Identifier le référentiel qui nous habite est un pas de géant. Une fois que nous observons un risque de rupture lié au référentiel, il s’agit d’imaginer une action qui corresponde à un 1er pas. Mais pour arriver à réaliser cette prouesse, la citation de Shoma Morita[2] m’a aidé « il faut accepter que le monde soit un lieu imparfait, comme ses habitants mais plein de possibilités de développement et de réalisation ».  Dans le cas de la confiance accordée, plutôt que d’y voir une trahison ou un coup de canif, il ne faut y voir qu’un écart humain. Si cet écart est raisonnable ou s’il n’est pas répétitif, il faut faire le 1er pas. S’il est répétitif de la même personne, il s’agit de quelqu’un de toxique pour soi. La rupture est alors salutaire.

Éviter la rupture

Se sortir de cette situation

Après avoir compris ce qui se passait en moi durant cet apéritif dinatoire, je me suis demandé quoi faire ?  L’initiative ne pouvait venir que de moi. J’ai tendu une perche par whatsapp. C’était une petite vidéo en lien avec un souvenir commun. Cette personne m’a répondu gentiment. Je lui ai demandé alors de me donner de ses nouvelles. Ce qu’elle a fait. Le lien était rétabli. J’avais sauvé une relation qui m’était chère.

Épilogue

Ça ne me semblait pas juste mais pourquoi ?

Cette démarche préserve le relationnel source de vie, de santé et de richesse. Dans un 1er temps prenez la décision de ne plus être déçu par qui que ce soit. Voyez dans le paragraphe ci-dessus le référentiel qui vous habite. Pour cela, fouillez dans votre mémoire et retrouvez les cas où cela s’est terminé par une rupture. Même longtemps après vous pouvez mener une action et tenter votre chance. Si l’autre personne reste sourde à votre appel, vous aurez fait au mieux. Si elle réagit positivement, grâce au référentiel PCM vous augmenterez vos chances de préserver la richesse d’une vie sociale, pleine d’opportunités comme dit Morita.

Christian Becquereau

Assisté de Sylvie Nélaton

Le Kremlin Bicêtre, le 2 janvier 2024

[1] Un petit livre est en préparation. Il sera dédié aux Questions Existentielles.

[2] Livre de Hector Garcia et Francesc Miralles « Ikikai » – Edit. pocket.

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Besoin d’être accompagné ?

Comment faire ? Quoi choisir ? PCM ?

Être accompagné

Trois modes

La vie nous confronte à des situations difficiles à traverser seul. Il peut être pertinent d’être accompagné. C’est autant nécessaire dans l’environnement professionnel que privé. Les deux grandes options classiques consistent à se faire accompagner par un coach ou par un thérapeute.

Pour faire simple, avoir recours à un accompagnement est déclenché :

  • Soit par un besoin de faire un saut dans sa vie
  • Soit pour se libérer d’un dysfonctionnement que l’on a repéré en soi

Il y a un 3ème accompagnement à prendre en considération : le coach-PCM. Faisons l’inventaire de ces 3 options pour éclairer son choix.

Accompagné par un coach

Choisir un coach

Le coach est sollicité quand une personne bloque face à une situation qu’elle souhaite traverser dans les meilleures conditions ou qu’elle a un projet conséquent à mener ou un objectif à atteindre sans être sûre d’en avoir tous les moyens pour réussir.

Le coach va inviter son client à élargir son regard puis il apportera le sien. Le client et son coach vont recenser les ressources pour gérer la situation. Souvent certaines options étaient ignorées du client ou sous-estimées. Les deux vont aussi qualifier les obstacles possibles et trouver les parades. Ils vont bâtir un plan d’actions et l’ajuster jusqu’à ce que le coaché s’estime en capacité à le faire.

Accompagné par un psy.

Choisir un psy.

Le thérapeute est plutôt sollicité quand il s’agit d’un problème récurrent que son client (patient) a repéré dans sa vie et qui le met dans l’inconfort ou en échec. Le plus souvent le client vit un sentiment de culpabilité car il devine qu’il est pour quelque chose dans ce qui lui arrive…

Le psy va visiter le passé de son client, l’enfance particulièrement, et repérer les conditionnements qui se sont construits et se traduisent par des limites auxquelles est confronté son patient.

Les limites du coaching classique

Pour un coaching la situation est cadrée. Un contrat fixe dès le départ les objectifs, un délai et des résultats attendus, les plus mesurables possibles. Au bout de 5 ou 7 séances, le contrat est rempli ou pas. Si le contrat n’est pas rempli, c’est presque toujours la responsabilité du coach car c’est lui le professionnel. Son défi, c’est d’aider son client à trouver un plan d’actions sans connaître tous les mécanismes comportementaux de son client.

Les limites de l’accompagnement par un psy

En thérapie, le symptôme comportemental est le plus souvent bien défini au départ.

La compétence du thérapeute est large dans son domaine mais il cherche à découvrir l’évènement d’origine qui a conditionné son patient. Cette investigation requiert du temps. L’accompagnement peut s’étaler sur des années. Le patient peut ressentir une urgence incompatible avec le suivi proposé.

Le patient n’a pas de garantie de résultat.

3ème accompagnement : le coach-PCM

Choisir un coach-PCM

Le coach PCM est au départ coach à la même enseigne que les autres coachs. En plus il est certifié PCM, un modèle qui attribue un potentiel de 6 personnalités à chacun de nous. Dès la 1ère séance le coach identifie laquelle de ces six Personnalités est active dans la situation à traiter. Grâce à cette seule qualification le coach dispose du comportement de son client, de ses atouts, de ses freins, de ses manières d’entrer en stress, de ce qui le motive ou le démotive… dans la situation à traiter.

Après moins d’une demi-heure, grâce à PCM, le coach dispose des mécanismes de réussite, d’échecs, des atouts, des fragilités de son client – il le connaît déjà presque mieux que son client ne se connaît lui-même. Il est d’autant plus vite au cœur du sujet avec son client qu’il gagne en temps d’investigation. Le client ne peut qu’accorder davantage sa confiance à quelqu’un qui le comprend aussi vite et qui saura lui donner les clés pour compenser ses fragilités.

Et le conditionnement de l’enfance ?

Peut-on faire l’impasse d’investiguer l’enfance ?

Est-ce que la connaissance de PCM du coach est suffisante pour traiter tous les sujets ? « Oui ».

Quand il est fait appel à un accompagnement c’est qu’un évènement s’est mis sur le chemin du client. C’est cet obstacle ou ce défi qu’il faut dépasser. Le coach et son client vont élaborer un plan d’actions qui bouscule le conditionnement (éventuellement construit dans l’enfance). Cette nouvelle expérimentation que va faire le client dans sa vie de tous les jours, va s’inscrire sur son « disque dur » et ouvrir à des comportements nouveaux, d’autres manières de voir le monde.

Dans la phase finale de la séance, le coach s’assure que son client sera à l’aise pour mener le plan d’actions qui, par définition, est différent des options qu’il mettait en place jusqu’à présent. Dans la séance suivante, le coach fera raconter à son client son vécu, le vécu de ses interlocuteurs. Cela dans le but que cette nouvelle programmation s’inscrive dans sa dimension émotionnelle et remplace le conditionnement limitant, objet de la demande d’accompagnement.

Si le sujet est de nature psychologique récurrent, cela se révèle très vite. S’il s’agit de répondre à un traumatisme brusque (agression) la « thérapie brève » peut être une excellente réponse. Faire appel à un psy sera judicieux. C’est une ressource à prendre en compte.

Est-ce que le coach dispose de tout ce dont il a besoin ?

« Oui » il est sage de ne traiter que les limites révélées par les situations auxquelles on a à faire face. Le coach-PCM dispose d’atouts qu’il maîtrise comme le scénario de vie et la Question Existentielle de la Personnalité PCM concernée.

Le modèle PCM n’a pas besoin de prendre en compte la totalité des conditionnements du client. La modélisation qu’a produit le Dr Taibi Kahler s’inscrit dans le principe 80/20. Le Process Communication Model propose 20% des conditionnement existants. Ils couvrent 80% ou plus des croyances limitantes. C’est une démarche d’efficacité.

Le coach-PCM

Spécificité du coach-PCM

Sa compétence PCM complète sa compétence de coach. PCM apporte une grille de lecture du potentiel et des limites de la Personnalité que présente son client face à la situation objet du coaching.

Cela lui donne un avantage de vitesse et une plus grande disponibilité pour écouter, découvrir et qualifier les solutions possibles avec son client.

Epilogue

Le client n’a pas besoin de connaître PCM pour bénéficier d’un coaching-PCM. S’il connaît le modèle, il pourra mieux se connaître.

Bénéficier d’un coach-PCM est un atout de réussite dans un délai court.
Le psychothérapeute reste une ressource pour traiter des sujets plus intimes qui ne seraient pas du domaine de compétence du coach.

Certains psychothérapeutes sont formés à PCM. N’oublions pas que le créateur du modèle, le Dr Taibi Kahler, est psychothérapeute .

Christian Becquereau
Assisté de Sylvie Nélaton

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Protéger ses collaborateurs avec PCM®

Un usage original de Process Com®

« Protéger ses collaborateurs » voilà un sujet bien curieux, sauf que c’est un facteur de succès. Il est peu probable que dans les formations de management ce thème soit abordé. Or, ce n’est pas qu’un facteur de bien être, c’est aussi un facteur de performance, à la grande satisfaction du collaborateur. Et le manager y peut y contribuer.

La vie de salarié n’est pas toujours confortable. Certains quittent l’entreprise, d’autres limitent leur mal vécu par le biais du télétravail ou en se mettant en retrait, voire en profitant du système social.

Dans certains services le vécu qui prédomine, c’est l’insécurité. Ce n’est pas le moindre des messages des burn out. Or grâce à un usage particulier de Process Com, le manager peut changer la donne.

La Pyramide d’A. Maslow

La sécurité le 2ème besoin

Les travaux d’Abraham Maslow révèlent que le besoin de sécurité est le 2ème des 6 besoins des humains, après celui d’avoir un toit et de manger à sa faim. C’est dire l’importance de s’en préoccuper. Process Com (PCM) offre au manager une lecture de chaque collaborateur avec qui il va pouvoir personnaliser la protection. En effet, chacune des 6 Personnalités PCM que chacun a en soi, entretient une tendance comportementale spécifique qui génère une résultante d’insécurité.

Dans certaines entreprises le chefaillon de service peut faire régner une ambiance épouvantable. Chacun est mal, la méfiance est de rigueur. Les membres se sentent en insécurité et rabougrissent leurs potentiels ainsi que leur niveau d’engagement. Tout le monde est perdant. Heureusement la majorité des managers sont généreux par nature. Ce qui leur manque, c’est un outil qui satisfait ce besoin de sécurité de manière personnalisée.

 

Protéger ses collaborateurs

Chaque Personnalité vit avec un travers

Le besoin de se sentir en sécurité est l’indispensable sensation pour oser entreprendre, s’engager, prendre des initiatives, voire même des risques. Le manager peut participer à ce que le sentiment de sécurité soit vécu par ses collaborateurs. Il y arrivera en ayant une démarche de protectionnisme adressée à la Personnalité PCM que chaque collaborateur lui présente. Selon que votre collaborateur est principalement dans une Personnalité ou une autre, voici comment le sentiment de sécurité est mis en danger et comment susciter une transformation :

Persévérant (un travers) : Cette personnalité se butte sur des positions de principe et se fabrique des ennemis, les collectionne presque.

La manière de manager cette Personnalité pour qu’elle sache comment se protéger, c’est de lui indiquer que se fabriquer de ennemis est un facteur d’échec. Elle doit trouver un processus relationnel pour éviter cet effet. Ceux qui réussissent dans la vie ont beaucoup moins d’ennemis.

Analyseur (Travaillomane) (un travers) : Focalisée à produire un travail parfait, cette Personnalité considère inconsciemment le relationnel comme secondaire ce qui la prive de riches collaborations.

La manière de manager cette Personnalité pour qu’elle sache comment se protéger, c’est de lui indiquer qu’en se focalisant à produire un travail parfait, elle ne passe pas assez de temps au relationnel avec son entourage. Elle perd donc cette partie de la vie et se prive des ressources de son entourage qui l’aiderait volontiers dans sa réussite.

Empathique (un travers) : Pour donner le meilleur d’elle-même cette Personnalité a besoin de renforcer son niveau de confiance en soi.

La manière de manager cette Personnalité pour qu’elle sache comment se protéger, c’est de la féliciter plus qu’aucune autre et de veiller à ce qu’elle ne minimise pas ses réussites.

Imagineur (Rêveur) (un travers) : Sans qu’elle n’en laisse rien paraître, cette Personnalité a besoin de se sentir voulue par son entourage. Or, elle ne donne aucun signal grâce auquel son environnement pourrait deviner ce besoin, au contraire. Elle est vécue comme une personne solitaire.

La manière de manager cette Personnalité pour qu’elle sache comment se protéger, c’est de l’inviter à donner des signaux à son entourage pour indiquer qu’elle apprécie que sa présence soit souhaitée.

Promoteur (un travers) : Sous ses dehors de fonceur, cette Personnalité a besoin d’évoluer dans un environnement de charme. Il ne sélectionne que les interlocuteurs qui s’autorisent à mettre du charme dans leur relationnel.

La manière de manager cette Personnalité pour qu’elle sache comment se protéger, c’est d’attirer son attention quand elle a un comportement clanique. Dans ce cas tout un processus se met en place, apparemment gagnant au début mais qui termine mal. En incluant même ceux qui ne dégagent pas leur charme, elle se protège et bénéficie de leurs ressources exceptionnelles tant humaines que professionnelles.

Énergiseur (Rebelle) (un travers) : Cette Personnalité a besoin d’un environnement où elle peut exprimer sa spontanéité, de la manière la plus enjouée possible.

La manière de manager cette Personnalité pour qu’elle sache comment se protéger, c’est de la féliciter même si elle les qualifie de flatteries. Il faut l’inciter à réduire sa forme originale de se comporter ou de s’habiller pour éviter d’être considérée comme marginale ce qui est un facteur limitant en terme d’intégration.

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Le rôle du manager

Des collaborateurs plus performants

Le manager n’a pas toujours le choix de composer son équipe comme il l’entend. Il arrive qu’il récupère des collaborateurs moyens quelquefois même des « bras cassés ». Tout l’art du management c’est d’atteindre des performances avec tout ce beau monde. Il arrive qu’il doive faire avec un sous-effectif. Que chaque membre donne le meilleur de lui-même devient un impératif.

Le manager n’a pas le pouvoir de transformer ses collaborateurs mais il a le pouvoir de créer les conditions optimales propres à ce que ceux-ci expriment plus de leur potentiel et développent le niveau d’engagement maximal. Rendre l’environnement sécure est un procédé puissant.

En s’appuyant sur son expérience, son intuition, le manager sait comment s’y prendre. Dans notre atelier du J4 cette démarche est approfondie. Les yeux des managers brillent d’envie d’expérimenter ce processus.

Cet usage de Process Communication Model laisse apparaître des applications insoupçonnées de ce génial modèle qui ne finit pas de nous étonner.

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Notre dernier livre

« Lâchez les comportements qui vous jouent des tours »

Le sous-titre de notre dernier livre paru en juin 2022, c’est « Process Com en développement personnel ». Personnalité par Personnalité, sans même ne rien connaître de PCM le lecteur sait comment lâcher ses travers presque toujours inconscients ; autant de processus gagnants à disposition.

Christian Becquereau

Assisté de Sylvie Nélaton

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PCM en PUBLIC

Notre R&D fait de cet outil interpersonnel un outil à pratiquer en public

Dans notre formation nous proposons en option un 4ème jour. Voici un résumé de la partie de cette journée consacrée à la pratique de PCM® en public. Au départ Process Communication Model (PCM) est destiné à mieux se connaître et surtout à rétablir la relation avec une personne avec qui cela ne fonctionne pas. La communication en public est un élément majeur du leadership ce qui contribue à bénéficier d’une autorité naturelle… un sérieux atout pour le leader. Cela méritait de développer des outils pour utiliser PCM en public. Ce que nous avons fait.

Bill Clinton

Lors de l’une de mes rencontres avec Taibi Kahler, celui-ci me raconte qu’il a habité LittleRock dans l’Arkansas dont Bill Clinton était le gouverneur. En voisin, les Clinton le consultaient pour l’élaboration des discours. L’objectif étaient que ses interventions touchent la plus grande partie de la population à laquelle il s’adressait.

Cette anecdote nous a donné l’idée de chercher (R&D) comment nous pourrions utiliser PCM pour impacter nos auditeurs lors de nos interventions en public. Cela nous intéressait d’autant plus que nos formations s’adressent aux managers et nous voulons leur apporter des outils inédits et performants dans tous les domaines de leur métier.

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1ère technique : Zéro stress d’emblée

Tous les membres d’une réunion en zéro stress dès le début, un défi !

La coopération est conditionnée à zéro stress entre les participants à une réunion. Le zéro stress est la clé de la coopération, des échanges, de la confiance, et aussi de l’accueil de l’autre, etc.

Le leader connait bien les membres de son équipe ainsi que la Personnalité dans laquelle chacun se situe le plus souvent mais il ne sait pas dans quelle Personnalité se trouve chacun des membres quand il entre en réunion. Face à cette inconnue, le mieux c’est qu’il fasse l’hypothèse que les 6 Personnalités sont présentes dans la réunion et agir sur ces 6 Personnalités. Comment s’y prendre ?

Notre R&D à partir de PCM, a élaboré une technique dont voici les grandes lignes. Le leader aura préparé une introduction de début de réunion dont la caractéristique est de contenir les 6 antidotes pour réduire les stress de tous les participants à la réunion. Voici une illustration :

Empathique : Je suis heureux de vous retrouver tous. Merci à ceux qui ont fait des prouesses pour être présents. J’espère que cette réunion sera agréable pour tout un chacun

Analyseur (Travaillomane) : L’ordre du jour définit les buts de cette réunion et ce que nous avons à traiter. Je serai ouvert à vos questions s’il y en a. Nous terminerons comme prévu à 10h.

Persévérant : Le point 2 de l’ordre du jour va nous amener à ajuster une partie de notre stratégie et engager notre avenir. Avant de prendre la ou les décisions, je ferai un tour de table pour prendre l’avis de chacun.

Promoteur : A chaque point, nous fixerons un plan d’action avec une date limite.

Énergiseur (Rebelle) : Dans les travaux de groupe, regardez avec intérêt les pistes farfelues, ok ? Si l’un d’entre nous à une plaisanterie à partager qu’il le fasse… histoire que nous rigolions tous ! (rire)

Imagineur (Rêveur) : Ne laissez rien en suspens, posez vos questions ou notez-les. Si je remarque l’un d’entre vous qui n’a pas pris part au débat, je lui demanderai de s’exprimer

En moins de 5 minutes la probabilité que chaque membre soit à zéro stress frise les 100 %, L’équipe est dans les starting-blocks pour participer à une réunion des plus productives. (Un exemple plus fourni est dans notre 1er livre « Process Com pour les managers »).

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2ème technique : Être proactif dans une réunion

Créer les conditions pour que la réunion soit la plus productive

Dans le triptyque de la formation, un tableau synthétique indique ce que met en place le pilote praticien PCM pour favoriser le succès de la réunion.

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3ème technique : Qualifier à la seconde un stress

Un stress se repère par les phrases clés et les comportements

Même si l’outil le plus efficace dans la pratique de PCM, c’est le verbatim-managis, une phrase, un comportement peuvent être révélateur du stress d’une Personnalité PCM. Ce 3ème apport de notre R&D s’apprend dans le J4. Avant les jeux de rôle de cet apprentissage, tant celui qui joue l’animateur que celui qui joue le participant en stress répètent pour être dans le confort.

Ci-dessous, nous partageons, un extrait des indicateurs pour repérer un stress particulier.

Grille d’identification du stress

Les phrases-repère Les comportements
Persévérant

  • Peu avant la fin, annonce qu’il va poser une question – en fait, il développe son avis qui met en danger l’animateur 
  • Est-ce que tu ne penses pas que (interro-négatif)
  • A mon avis, il est préférable
  • Pose peu de questions – attitude du sphynx
  • Son intervention est plutôt longue il a besoin de partir d’un historique
  • Il est professoral
  • Il a une prédisposition à être « leader caché »
Analyseur (Travaillomane)

  • Questions sur le timing
  • Pré annonce ses questions : « j’ai une question »
  • Il adore reprendre point par point
  • Ce n’est pas logique ce que tu dis parce que
  • Anticipe le sujet par beaucoup de questions.
  • Prend beaucoup de notes
  • Énumère sur ses doigts
  • Boulimique d’infos
Empathique

  • Se dévalorise en public : Je vais peut-être poser une question bête ; je ne suis pas en forme, etc.)
  • J’ai une petite question
  • J’aimerais bien … (abuse du conditionnel comme la Personnalité Énergiseur (Rebelle)
  • Bienveillant exagérément (Voulez-vous que je ferme la fenêtre ? propose des bouteilles d’eau…
  • Attentionnée
  • Geste maladroit – renverse café, etc.
  • Met en avant les autres même si c’est son succès
Imagineur (Rêveur)

  • Si on l’interroge : Je ne sais pas…
  • On ne m’a pas dit que… 
  • Je n’ai pas pu finir parce que je n’ai pas eu les éléments (rejet de responsabilité en geignard)
  • Je ne sais pas par quoi commencer
  • A une question posée au groupe, il répond pertinemment en catimini à son voisin
  • Semble absent mais est attentif et présent
  • N’intervient que s’il est sollicité
  • Il ne pose pas de question
Promoteur

  • « Pas d’accord » (sans explication)
  • (avec charme) j’attends un appel urgent
  • C’est pas mon problème ; c’est toi qui le dit,
  • Qu’y a-t-il à y gagner ?
  • Question sans verbe « alors, Jacques ? »
  • On fait quoi ? (pousse à l’action)
  • Fait comprendre que ce n’est pas très intéressant–consulte son téléphone, dessine…
  • Montre de l’impatience : pianote avec ses doigts
  • En public pour être acceptable, il prend une forme Énergiseur (Rebelle) : ironie qui fait rire
  • Prévient qu’il va devoir partir, avec charme
Énergiseur (Rebelle)

  • Je ne comprends pas
  • Commence ses interventions par « oui, mais »
  • Tu nous dis ça à nous mais (résistance)
  • Je ne ferais pas du tout comme ça
  • Non, non, je ne suis pas d’accord (canal émotif)
  • parle ou rit en aparté à son voisin
  • fait rire la galerie avec des blagues à la cantonade
  • Il râle, souffle, soupire, boude
  • il rit bruyamment en parlant
  • il utilise des super, hyper
  • Est dans la récrimination

Si vous connaissez PCM cette grille de lecture est une aide à savoir à identifier la Personnalité PCM d’un participant et de savoir comment agir. Vous pourrez trouver une approche complémentaire dans le 1er de nos 3 livres « Process Com pour les managers ».

Si dans PCM c’est le développement personnel qui vous intéresse, sachez que c’est l’objet exclusif de notre 3ème livre « lâchez les comportements qui vous jouent des tours » (PCM en développement personnel). Pour ce livre nul n’est besoin de connaître PCM.

Christian Becquereau
assisté de Sylvie Nélaton

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Pleurez les hommes et PCM®

La chanson de Michel Jonasz « pleurez les hommes » m’a attiré par sa musique au caractère hypnotique et sa retenue rythmique avant le verbe « tue ». Quelques particularités de l’écriture m’ont connecté au modèle Process Com. Après avoir écouté en boucle, « pleurez les hommes », ému, pris par sa beauté. Je me suis amusé à analyser, décortiquer le texte de cette chanson, peut-être l’une des meilleures depuis une dizaine d’années ou plus. Si vous connaissez PCM, vous verrez que ce décorticage révèle les pépites de la Personnalité dans laquelle l’auteur est lorsqu’il l’écrit.
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Les paroles

Pour l’enfant battu, l’enfant que l’on … tue – pleurez les hommes (bis)
Pour l’enfance volée, l’enfance assassinée … pleurez les hommes (bis)
Pour l’amour perdu, la compagne que l’on … tue pleurez les hommes (bis)
Pour la femme violée, la femme tabassée … pleurez les hommes (bis)
(Et) que vos larmes forment un fleuve, qu’il nous inonde (bis)
Pour l’amour perdu, le bonheur que l’on… tue, pleurez les hommes (bis)
La haine éclatée, tous ceux qui sont tombés … pleurez les hommes (bis)
(Et) que vos larmes forment un fleuve, qu’il nous inonde (bis)
Et que se dévoile enfin la beauté du monde
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Le lien pour l’écouter sur youtube : https://music.youtube.com/watch?v=aCaZpcCTrag
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La voix de Michel Jonasz

La voix fatiguée de Jonasz dédramatise le sujet

Sa voix en déséquilibre apporte une fragilité au sujet et sa part d’humanité
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Process Communication Model

C’est quoi Process Com ?

Pour le lecteur qui ne connaît pas PCM. Deux mots.
Son concepteur le Dr Taibi Kahler est sollicité dans les années 70 par la NASA pour que les astronautes aient le meilleur niveau de coopération dans un environnement stressant quelque soit leur personnalité et leur culture. Le génie de Taibi Kahler a été de trouver et de démontrer qu’en toute personne, il y a 6 Personnalités. La puissance de ce modèle c’est la capacité de baisser le stress d’un interlocuteur et d’établir ou de rétablir la communication. Au-delà de la communication, le relationnel est un facteur de réussite et de bien-être dans la vie. C’est pourquoi nous avons regroupé nos outils et techniques issus de notre R&D autour de Process Com sous le vocable « Process-Relationnel® ».
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Le woke

L’Art est sans concession

Michel Jonasz ne s’encombre pas avec le wokisme. Il utilise le mot « homme » dans sa neutralité. Ce choix n’aura pas échappé à ceux qui seront dans leur Personnalité Persévérant.
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Le pronom « on »

Ici, le « on » est personnel !

Le « on » pronom impersonnel à souhait attire l’oreille. Ici le poète semble s’inclure dans le « on ». L’auditeur se sent concerné sans être culpabilisé. C’est du fleuré moucheté. Tout est à peine suggéré. C’est la force du texte.
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« Pour »

Ce n’est pas « pour » qui l’on croit

Pour l’enfant, pour la femme, pour l’amour, etc. Comment comprendre ces « pour » ? Là encore tout est suggestion, les « pour » concerne ces actes sans amour. C’est oser d’affirmer cela car c’est l’inconscient qui doit deviner.
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Directif

Le canal de communication PCM

« pleurez » fait usage de l’impératif. En PCM, c’est le canal directif. Dans ce modèle seules 2 Personnalités emploient ce temps de conjugaison. Mais c’est surtout la signature de la Personnalité Promoteur. L’usage du « on » peut être entendu par « à chaque fois que l’on… » et ainsi ce « on » rend audible ce directif, même par les 4 Personnalités qui sont mal avec ce temps de conjugaison.
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Pleurez

La force des lamentations, un acte d’amour

Nous pourrions nous attendre à ce que l’artiste nous commande de changer. Il n’est en rien donneur de leçons. Il ne nous demande aucun effort. Il nous invite à en avoir du chagrin, un chagrin de compassion dans un sentiment de désolation. Il devine qu’après le chagrin les hommes changeront. Rien n’est dit, c’est suggéré.
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Un fleuve

Un changement de paradigme

Le poète écrit : que « vos » larmes … « nous » innonde. Le message peut signifier « nous » avons besoin de vos larmes pour que « nous » soyons innondés. Cette fois l’auteur s’inclut. La demande c’est de pleurer sans plus. C’est une invitation à être dans une émotion d’accueil. Nous nous sentons menés vers un sentiment d’amour.
Ce fleuve qui nous inonde, nous baptise à la renaissance d’un homme nouveau.
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Style autocratique PCM

Un aspect caché du style autocratique

En PCM le style autocratique, c’est « je décide seul ». Deux des 6 Personnalités PCM exercent plutôt ce style. Cependant ce style est la signature de la Personnalité Promoteur. Quand l’auteur évoque l’aboutissement de son propos, il exerce le style autocratique. Ce n’est pas le fleuve « qui » nous innonde mais le fleuve « qu’il » nous innonde. La phrase est une invocation. Toute la chanson est une invocation, une sorte de prière.
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La perception du monde (PCM)

Le prisme à travers lequel chacun interprète le monde

Michel Jonasz formule un espoir, une promesse. Cette promesse s’adresse à l’intérêt personnel de l’auditeur. Ce qui est la démarche de la Personnalité Promoteur.
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Justification

Issu de la R&D de « Process Relationnel® »

Michel, à aucun moment n’explique le pourquoi. Il laisse l’auditeur compléter ce qui est à peine suggéré. C’est l’inconscient qui ouvrira d’autres champs. La Personnalité Promoteur est celle qui ne fait pratiquement jamais usage des justifications.
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Les positions de vie

La communication n’existe qu’en [+/+]

Le sujet abordé par la chanson est éminemment humain, dramatique. Et cependant l’auteur évite de verser dans une position de vie [+/-] accusateur, ou une position de vie [-/+] geignard. Du grand Art !
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La beauté du monde

L’Art est sans concession

De nouveau nous sommes dans le registre de l’invocation « que se dévoile enfin… ». Elle oscille dans l’émotion mais dans l’émotion du poète qui ne veut pas la dévoiler.
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Conclusion Process Com

PCM dévoile l’Art

Dans l’écriture de « pleurez les hommes » l’artiste est de bout en bout dans sa Personnalité Promoteur. L’essentiel de cette chanson est dans la suggestion. C’est l’un des atouts de la Personnalité Promoteur à qui PCM attribue à juste titre la qualité de « persuasif ». Pour paraphraser Michel Jonasz, cette superbe chanson dévoile la beauté de la Personnalité Promoteur.
Pour rester dans l’esprit de la chanson, je terminerais par une invocation : que d’autres textes me donnent l’occasion de dévoiler la beauté de chacune des Personnalités PCM que nous avons tous en nous.
Christian Becquereau
Assisté par Sylvie Nélaton

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PCM et la négociation

Une décision délicate à prendre

L’un de mes clients, formé à PCM, m’appelle pour une séance de coaching. Il a une décision à prendre et il est partagé. Au cours de nos séances, j’avais identifié qu’il avait beaucoup d’énergie dans ses Personnalités Analyseur (Travaillomane) et Empathique. Sa Personnalité Persévérant commençait à être présente.

Une proposition venait de lui être faite. Il en avait envie mais cela allait à l’encontre des dispositions qu’il réussissait à tenir depuis quelques mois, notamment à contenir son temps au travail, à déléguer davantage et à moins contrôler. La performance de la région dont il a la charge pourraient pâtir de cette responsabilité supplémentaire.

Au cours du coaching, mon client va découvrir deux compétences que ne cite pas PCM et que notre R&D a mis en évidence grâce à ce modèle. Ces deux compétences sont absentes chez les Personnalités Analyseur (ex Travaillomane), Persévérant, Empathique, Imagineur (ex Rêveur) et Énergiseur (ex Rebelle). C’est dire l’intérêt que ces compétences peuvent apporter à ces 5 Personnalités.

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Directeur de région et service client national

Comment peser le pour et le contre ?

Mon client est directeur régional. Il manage une quinzaine de personnes dont 3 en rattachement direct. Des commerciaux, des logisticiens et des administratifs. Il y a 3 ans, il a repris cette région qui était la lanterne rouge du groupe. Aujourd’hui, elle est n°1. En plus de sa région il lui est proposé d’assurer la responsabilité nationale du service client dont le manager vient de démissionner. Cette responsabilité serait à assurer pendant 3 mois, temps estimé par la direction pour recruter un nouveau responsable.

Ce job l’intéresse car les régions, y compris la sienne, ont besoin de ce service qui ne marche pas. Il imagine déjà ce qu’il faudra mettre en place. Ce serait sa 1ère responsabilité d’envergure nationale.

For des séances précédentes, mon client ajoute qu’il a pris en compte son intérêt personnel en obtenant que le contrôle factures soit retiré du service client. Et d’ajouter « s’ils ne me proposent que 500€ d’augmentation, je refuserai ».

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Les risques sont-ils partagés ?

Cadrer l’accord

Coach : Comment comptes-tu t’organiser pour assurer les 2 jobs ?

Client : Dans le service client j’ai repéré une personne qui assumerait bien le rôle d’adjoint. Dans mon équipe, je n’ai personne pour assurer cette fonction.

Coach : Bien ! Est-ce limité à 3 mois pour toi ?

Client : ça pourrait dépasser les 3 mois selon la durée du recrutement

Coach : Si cela prend plus de temps que prévu ? Quelles sont les conséquences pour toi et ta région ?

Client : Il y a le risque de ne pas maintenir la performance de ma région et que je me retrouve à trop m’investir.

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La lecture Process Communication Model

S’imaginer dans une autre Personnalité PCM

Coach : Si tu avais 100% d’énergie dans ta Personnalité Promoteur quelle serait ton attitude vis-à-vis du prolongement des 3 mois ?

Client : Je pourrais me dire « ce n’est pas mon problème » mais je trouve cela sévère.

Coach : Après tout, c’est leur problème. Pourquoi serais-tu le seul à en payer les conséquences. S’ils n’ont pas réussi à recruter à temps, tu n’y es pour rien, n’est-ce pas ?

Client : Exact.

Coach : Si la mission se prolonge au-delà de 3 mois et que la performance de ta région se détériore, eux n’ont aucun inconvénient. Il y a un déséquilibre non ?

Client : Oui, c’est vrai. Je réfléchis.

Coach : Es-tu d’accord si je dis que les personnalités PCM que tu occupes le plus souvent, Empathique, Analyseur et dans une bonne mesure, Persévérant, te poussent à accepter la prolongation sans sourciller ?

Client : Oui bien sûr, mais je ne vois pas comment rééquilibrer les risques.

Coach : Ce n’est pas important que tu trouves tout de suite. Ce qui est intéressant c’est que tu cherches un rééquilibrage des risques. Tu vas trouver.

Client : Intéressant. Je n’aurais pas eu cette démarche sans la prise en compte de « ce n’est pas mon problème ».

Coach : Hé oui ! le « ce n’est pas mon problème » de la Personnalité Promoteur est intéressant. Si la mission devait se prolonger au-delà des 3 mois prévus, cette période supplémentaire mérite d’être considérée différemment. Tu as des arguments.

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Le 1er degré de stress, une balise d’alerte

Process Relationnel® propose un usage positif du « ce n’est pas mon problème »

Client : J’avais toujours considéré le « ce n’est pas mon problème » comme étant un refus de coopérer.

Coach : Il y a une lecture positive du « ce n’est pas mon problème » 1er degré de stress de la Personnalité Promoteur. Personnellement après 10 ans passé dans ma Personnalité Empathique, désormais grâce à ma Personnalité actuelle Promoteur, le « ce n’est pas mon problème » m’alerte qu’il a un déséquilibre à rétablir. Ce n’est pas pour autant que je ne vais pas coopérer mais l’autre doit prendre en compte qu’il s’agit de son problème. A partir de là, nous pouvons trouver un accord équilibré.

Client : Cela veut dire que les conditions au-delà de 3 mois devrait être plus avantageuses pour moi (?)

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Une qualité inattendue de la Personnalité Promoteur

Process Com pourrait ajouter une qualité à la Personnalité Promoteur 😉

Coach : Oui, ou trouver un inconvénient pour eux. Laisse-moi te challenger par une question. Nous venons de voir que le « ce n’est pas mon problème » qui sert l’intérêt personnel est une balise d’alerte. Cette composante incite la Personnalité Promoteur à développer naturellement une compétence fort intéressante, laquelle ?

Client : … Je cogite …

Coach : C’est celle de négocier. Quand une demande est faite à une personne qui présente sa personnalité Promoteur, son 1er réflexe c’est de négocier une contrepartie. Dans cette situation que pourrais-tu obtenir si la mission devait se prolonger au-delà des 3 mois ?

Client : Je pourrais négocier une augmentation de salaire et ou une prime… je ne sais pas comment ?

Coach : Allez ! je pousse le bouchon. D’accord ?

Client : Volontiers.

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La demande impossible

Une demande non satisfaite donne un avantage au demandeur

Coach : Demande-leur qu’ils t’affectent un adjoint pour ta région.

Client : Ils n’ont personne.

Coach : Hé ! là tu prends un problème qui n’est pas le tien.

Client : Décidément, on ne se refait pas !!!

Coach : Mais si. C’est intéressant dans une négo de formuler une demande que l’interlocuteur ne saura pas satisfaire. L’autre se retrouve en dette vis-à-vis de toi. Ça donne un avantage dans la négociation. Et ils ont peut-être une solution que tu ignores… ou bien ta demande va leur donner une idée à laquelle tu n’avais pas pensé.

Client : D’accord je ferai.

Coach : Qu’imagines-tu négocier d’autre ?

Client : Piloter à distance l’adjoint du service client au bout de 3 mois.

Coach : C’est très bien. Tu pourrais aussi déjà annoncer qu’au-delà de 3 mois, tu reprends ton périmètre initial de responsabilités… juste pour voir ce qui se passe !

Client : C’est raide, non ?

Coach : S’ils trouvent cela raide c’est qu’ils se projettent dans leur échec. Cela va les pousser à respecter le délai.

Client : Evidemment.

Coach : Si la personne recrutée n’est pas encore là au bout de 3 mois qu’ont-ils comme alternative ? Embaucher un manager de transition ? Coût 40 k€/mois. Et quand celui-ci arrive, il ne connaît ni les produits, ni les services, ni les clients, ni la politique commerciale, ni la culture du groupe. S’il est très performant, il mettra un mois. Dans tous les cas, tu seras beaucoup moins cher et tellement plus efficace.

Client : Effectivement cette vision élargit le champ de la négociation. Je vais voir comment m’y prendre mais ça me va.

Coach : Veux-tu que nous allions plus loin ?

Client : Oui bien sûr

Coach : Comment prends-tu en compte ceux qui se défonceront pour que tu réussisses dans tes deux missions ? Si ta région a maintenu le cap, tes gens ont mérité. Cela vaut quelque chose, non ? Idem pour ton adjoint du service client. Il ne faut pas que tu aies à renégocier.

Client : Oui, je peux demander des enveloppes de primes disponibles à ma discrétion selon mon évaluation pour tout ce monde.

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Quels enseignements adopteras-tu désormais

PCM au service d’une vie

Peux-tu conclure cette séance de coaching ? Qu’en tires tu ?

Client : Tout d’abord que je suis prêt à prendre cette responsabilité car je sais quoi négocier et donc me protéger et faire bénéficier mes collaborateurs de cette mission.

Ce sera la 1ère fois que j’aurai une responsabilité nationale, cela me positionne pour une évolution de carrière c’est positif pour moi.

Coach : Bravo ! … et sur le plan PCM ?

Client : J’ai une lecture beaucoup plus riche de la personnalité Promoteur, notamment du « ce n’est pas mon problème » et du réflexe de « négociation ».

Coach : Bravo pour ta reformulation. Ce n’est pas par hasard si ta région est numéro 1. Dans la négo tu feras la part des choses.

Christian Becquereau

Assisté par Sylvie Nélaton

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PCM® et la loi de Pareto

Pratiquer Process Com avec 20% du modèle

A la fin du 19e siècle Vilfredo Pareto effectue des études sociologiques. Il découvre que dans tous les pays qu’il étudie, il retrouve la même répartition : 80 % des richesses sont la propriété de 20% de la population. A partir de ses travaux, d’autres chercheurs comme George K Zipf et Joseph Moses Juran vont découvrir et démontrer que cette « Loi » de Pareto s’applique à tous les domaines, 20% des efforts produisent 80% des résultats obtenus.

Depuis 1997, notre R&D a pour objet de développer des techniques pour mettre en pratique Process Com plus facilement et avec plus d’efficacité.  La loi de Pareto nous a incité à poser un regard nouveau sur notre pédagogie pour transférer la pratique de Process Communication Model. Et si nous n’avions besoin que de 20% du Modèle pour obtenir 80% des résultats ?

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De la communication au relationnel

De 80/20 à Process-Relationnel®

Depuis début 2000 nos travaux ont eu pour but de dépasser la communication qui comme son nom l’indique est l’objectif de Process Communication Model. Avec ce modèle nous avons décidé de viser le relationnel. Il s’agissait pour le praticien d’acquérir ou de développer son relationnel, cet extraordinaire atout qui change une vie. Il suffit d’observer ceux qui ont un relationnel d’exception pour constater que c’est un atout tant de réussite que de bien être dans la vie. Offrir cet atout à chacun motive notre démarche de R&D depuis le début.

Passer de la communication au relationnel exige de disposer d’outils utilisables en plein échange avec nos interlocuteurs. C’est là où la démarche 80/20 prend tout son intérêt.

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La richesse de Process Communication Model®

PCM un modèle très complet

Avec générosité, Taibi Kahler a mis dans son modèle toutes ses découvertes : ses modélisations de l’Analyse Transactionnelle, les travaux de Paul Ware, ses observations cliniques, ce qui a trait au scénario de vie, etc. C’est très bien pour les psy. Mais pour le praticien de tous les jours, c’est trop. L’apprenti finit par imaginer à tort que Process Com est complexe. Dans ce dédale d’éléments, aussi pertinents soient-ils, le participant se croit obligé d’utiliser au moins 80% des éléments du Modèle et pourtant il n’obtiendra que 20% de résultats.

Le côté « Mécano » de PCM donne du confort en termes d’apprentissage sur la partie découverte de soi-même. Quand il s’agit de passer de la communication au relationnel, le point de passage qu’il ne faut pas louper, c’est d’identifier celle des 6 personnalités que nous présente notre interlocuteur… et là, le côté Mécano se perd. Or, l’identification est le point incontournable pour réussir en relationnel. Le praticien a besoin de ce côté Mécano pour visez le « zéro erreur » dans l’identification de la Personnalité PCM qui nous gêne chez notre interlocuteur.

Si les erreurs sont au rdv, le découragement vient vite. Pour garder le bénéfice de la pratique toute sa vie il faut obtenir des résultats flagrants dès les premiers essais. C’est là où il faut cibler les 20% nécessaires à la réussite de la mise en pratique de Process Com.

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Les 20% de PCM

Ce qui est nécessaire pour le relationnel

La puissance de PCM est atteinte lorsqu’on est capable, lors d’un échange de baisser le stress de notre interlocuteur et de rétablir le relationnel. Pour réussir cette opération unique il ne faut maîtriser que 2 choses : identifier celle des 6 personnalités qui nous gêne chez l’autre et savoir construire une phrase PCM capable d’agir sur le stress de l’autre.

La construction d’une phrase qui peut baisser le stress est composée de la satisfaction du besoin psychologique, de la perception du monde et du canal de communication. C’est tout. Par exemple « Est-ce que j’ai bien compris ton point de vue si je dis que… bla bla ? ». Cette phrase satisfait le besoin psychologique de la reconnaissance de l’opinion ; cette phrase utilise le canal interrogatif « est-ce que » et elle est dans la perception du monde des opinions. Elle a toutes les chances de baisser le stress de l’interlocuteur. (ici Persévérant)

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Identification de la Personnalité PCM

Le zéro erreur dans l’identification est atteignable

Pour cibler celle des 6 Personnalités qui nous gêne, nous disposons des positions de vie au 2ème et 1er degré de stress. Nous avons cherché des outils complémentaires qui soient dans la logique Mécano du modèle PCM. Nos travaux ont développé deux outils :

  • La dichotomie des 6 personnalités avec une seule question « est-ce que l’interlocuteur Cherche à Entrer en Relation (CER) ou Entre en Relation essentiellement Quand (ERQ) ? La réponse CER qualifie les Personnalité Persévérant, Analyseur, Empathique. La réponse ERQ qualifie les Personnalités Imagineur, Promoteur et Énergiseur.
  • L’usage des Portes de communication, celle de la pensée, celle de l’émotion et celle de l’action.

L’outil CER/ERQ évite les confusions d’identification.

L’utilisation de ces 2 outils et des positions de vie visent le « zéro erreur d’identification », clé de la réussite.

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Le premier essai 80/20

Notre 1er essai de la loi de Pareto

En 1997 je missionne un ami formateur certifié de faire une formation de 2 jours auprès de clients dont j’étais le coach. Le cahier des charges que je lui donne est simple retirer ce qui n’est pas utilisé dans la mise en pratique :

  • Les scénarios de vie et les questions existentielles
  • Les caractéristiques au niveau des faciès, de l’environnement de chaque Personnalité
  • Les pourcentages de répartition des différentes personnalités entre les hommes et les femmes

Je ne connaissais pas encore la Loi de Pareto. Malgré ce coup d’essai certains clients ne savaient toujours pas mettre en pratique PCM pour en tirer tous les bénéfices sur le plan du relationnel. Ce fut l’occasion pour moi d’organiser mon 1er atelier de mise en pratique.

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Process Communication Model en développement personnel

Notre 3ème livre présente un abrégé de PCM

Notre 3ème livre « lâchez les comportements qui vous jouent des tours » est écrit pour un large public, y compris les lecteurs qui ne connaissent pas PCM. Pour ceux-ci le livre se termine par un abrégé du modèle où il est tenu compte d’une grande partie de la loi de Pareto 80/20.

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La pédagogie PCM

Ceux qui savent pratiquer, pratiquent toute leur vie

La construction d’une formation PCM prenant en compte la Loi de Pareto change la donne. Le temps consacré à la mise en pratique et aux exercices, tant individuels qu’en groupes, prend une place importante à la grande satisfaction des participants qui quittent la formation en sachant pratiquer. Notre mission c’est que les participants rendent leur vie plus agréable avec un relationnel idéal dans leur vie privée, professionnelle et sociale grâce à la pratique de PCM tout au long de leur vie. Avec le 80/20 nous nous sommes rapprochés encore plus de notre mission.

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Le principe 80/20 – historique

De 80/20 à 99/1

Richard Koch dans son best-seller « le principe 80/20 » démontre que dans certains cas, c’est du 90/10 voire du 99/1. Ça veut dire que rien n’est acquis et que notre R&D se poursuit.

Obtenir le maximum de résultat tout de suite avec le minimum d’effort dans la mise en pratique, c’est ce qui nous motive et nous guide dans nos R&D.  Aller jusqu’au bénéfice relationnel de PCM influe sur la réussite de sa vie et la rend plus agréable. Cet enjeu vaut la peine de voir comment tirer profit de ce modèle avec le minimum d’effort. N’oublions pas l’appellation de George K Zipf « la loi du moindre effort » – intelligent, non ?

Christian Becquereau

Assisté de Sylvie Nélaton

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Etre un Explorateur PCM

Accéder à nos Personnalités Process Com inaccessibles

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Des potentiels inexploités à portée de main

Doubler son potentiel

Les participants à nos formations PCM sont tout de suite convaincus quand ils découvrent qu’ils ont en eux six personnalités. Le traitement du questionnaire qu’ils ont rempli au préalable leur indique le pourcentage d’énergie dont ils disposent dans chacune de leurs Personnalités.

En 25 ans, nous avons constaté qu’en moyenne, une personne accède pleinement à 2 de ses personnalités et qu’une troisième est une ressource partielle. Plus de trois de nos personnalités restent en sommeil, presque inutilisées. Et si nous jouions les explorateur PCM avec ces Personnalités oubliées ?

Si ces 3 Personnalités étaient réveillées, elles élargiraient notre qualité relationnelle avec beaucoup plus de personnes. Cela augmenterait nos chances dans la vie. Cela doublerait nos potentiels. Est-ce possible de développer leur accessibilité et de disposer de tout notre potentiel ? Après tout, ces 3 Personnalités sont à portée de main.

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Changer son regard sur une Personnalité

Découvrir une personnalité sous un autre angle

En découvrant PCM début des années 90, je me suis rendu compte qu’auparavant je gardais mes distances avec ceux qui me présentaient leur Personnalité Promoteur. Je craignais ces Personnalités fier-à-bras, sûres d’elles, rayonnant d’un large sourire, séduisantes comme des artistes de cinéma. Dans ma Personnalité Persévérant, je m’en méfiais. Avec la lecture PCM j’ai compris comment cette Personnalité fonctionnait, le pourquoi et le comment de ses comportements. Cette découverte m’a amené à avoir un autre regard sur elle et à savoir l’apprécier.

J’avais une certaine acceptation de ce que j’avais estimé être des travers comme ne jamais perdre de vue son intérêt personnel. Et je leur enviais leur talent pour persuader en usant de leur charme.

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Changement de Personnalité

J’accède à une nouvelle Personnalité ; quelle aventure !

Fin des années 90, comme Président d’un tissage, j’ai vécu un dépôt de bilan. Entre le moment où la perspective de la cessation de paiement commence à poindre et le jugement final du Tribunal de Commerce, il s’est déroulé un an et demi. C’est un an et demi de stress. L’année d’après je me suis rendu compte que j’avais démissionné de trois associations, à chaque fois pour de bonnes raisons. Trois démissions en un an, ça interroge. Que se passait-il ? j’ai réalisé qu’elles étaient motivées soit par un intérêt personnel soit par le besoin de couper ces liens. Le constat était clair, j’étais passé dans ma Personnalité Promoteur. Mes moteurs, mes motivations avaient changé. A chaque démission, la décision m’était naturelle. J’étais étonné de n’avoir aucun état d’âme ce qui aurait été le cas dans ma Personnalité précédente.

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Vivre une autre Personnalité Process Com

Vivre la Personnalité Promoteur

Dans l’approfondissement de PCM et sa mise en pratique, je m’étais investi pour connaître les mécanismes les plus subtils de la personnalité Promoteur. Je découvrais qu’en vivre les sensations, c’était une tout autre affaire. C’était un nouveau voyage et l’excitation de nouvelles expériences, de vécus inconnus jusqu’alors. Je me découvrais être un nouvel homme. Par exemple, je me surprenais à refuser de faire quelque chose sans me justifier ou à garder une certaine distance dans un différend avec quelqu’un tout en gérant le problème, à ne jamais perdre de vue mon intérêt personnel, à savoir me limiter à ce qui était de ma responsabilité sans état d’âme, à être attentionné et affectueux sans être envahi par l’amour ce qui était tout aussi troublant. Il est possible de lister à l’infini tout ce qui est neuf. La générosité est désencombrée de sensations affectives ; intégrer dans toute approche une dimension de négociation est un atout. Quand on est attentif à ces changements, sans être une autre personne, ce sont des découvertes étonnantes, surprenantes, jouissives. Ce sont autant de ressources nouvelles.

La vie s’est chargée de cette ouverture à ce monde nouveau et à ses sensations. Ces expériences sont des plus intéressantes. Cela vaut la peine de se demander s’il y a une possibilité d’accéder à une autre Personnalité sans passer par la case stress prolongé, fusse celle de bonheur ?

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PCM et la réincarnation

Process Communication Model ouvre de nouvelles perspectives

Avoir accès à une nouvelle Personnalité, c’est s’ouvrir à d’autres motivations, à d’autres valeurs, à d’autres repères, à d’autres comportements, à d’autres regards sur le monde, à une autre lecture de la vie, à d’autres sensations, etc. C’est comme si nous choisissions de nous réincarner dans notre vie. L’intérêt de cette réincarnation, c’est que nous ne repartons pas de zéro. Nous gardons nos acquis des autres personnalités. Avec la grille de lecture de PCM, nous apprécions d’autant plus les différences de vécus.

Faut-il passer par une longue période de stress pour accéder à une nouvelle Personnalité ? Doit-on attendre les aléas de la vie pour avoir cette chance ?

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Tentative d’Explorateur

Accéder à une de nos personnalités oubliées

PCM dit qu’à l’issue d’un stress prolongé, nous passons dans la personnalité suivante. Ma prochaine personnalité, c’est celle Énergiseur. Sans objectif a priori, j’ai eu une attitude d’explorateur en adoptant les particularités de cette Personnalité. Par exemple, je ne disais plus au revoir je doublais mon au revoir « au revoir, au revoir » ; chaque fois que je peux je ris de manière audible tout en parlant même si ce que je dis n’est pas drôle ; j’essaie d’avoir le dernier mot, quitte à ne pas dire quelque chose de sensé. J’aborde des gens que ne connais ni d’Eve ni d’Adam, avec un visage rieur. Ce sont des techniques simples que je transfère en coaching à mes clients pour qui le relationnel est secondaire.

A mes clients je dis qu’ils vont vivre des sensations nouvelles, ce qu’ils me confirment. Maintenant quand je suis en relation avec une personne qui me présente sa Personnalité Energiseur, j’ai la sensation que nous sommes du même monde. Je vois comment elle agit, elle est drôle, c’est amusant. Ses fragilités sont attendrissantes. C’est une excursion dans une autre personnalité. C’est passionnant !

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Provoquer un changement de Personnalité ?

Soyez explorateur d’une Personnalité PCM qui vous est moins accessible

En qualité de chercheur j’ai partagé à la fois ce vécu de passage à la Personnalité Promoteur et mon exploration de la Personnalité Énergiseur.

Suis-je pour autant passé dans ma Personnalité Énergiseur ? Je ne le crois pas. Ai-je augmenté le pourcentage d’énergie dans cette personnalité, c’est évident car je peux y rester plus longtemps. Et puis confidence pour confidence quand je manque de courage pour entamer un travail, volontairement je m’adonne à un de mes passe-temps favoris : processus typique de cette Personnalité. Je retrouve alors la pêche qui me manquait. Ça veut dire que j’ai accès aux ressources de cette Personnalité. C’est génial, non ?

La conclusion, c’est qu’effectivement en mettant en pratique le maximum de caractéristiques d’une Personnalité, nous habitons cette Personnalité de plus en plus intimement. C’est l’occasion de vivre une autre vie, avec toutes ses sensations nouvelles grâce à de nouveaux potentiels jusque-là inaccessibles.

Depuis quelques temps, à la fin de nos conversations Sylvie me dit souvent « tu sais je te trouve de plus en plus dans ta personnalité Énergiseur… ».

Cette fois, c’est à vous de jouer l’explorateur PCM et de vivre une réincarnation de votre vivant ! L’expérience est unique.

Christian Becquereau

Assisté de Sylvie Nélaton

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