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PCM en PUBLIC

Notre R&D fait de cet outil interpersonnel un outil à pratiquer en public

Dans notre formation nous proposons en option un 4ème jour. Voici un résumé de la partie de cette journée consacrée à la pratique de PCM® en public. Au départ Process Communication Model (PCM) est destiné à mieux se connaître et surtout à rétablir la relation avec une personne avec qui cela ne fonctionne pas. La communication en public est un élément majeur du leadership ce qui contribue à bénéficier d’une autorité naturelle… un sérieux atout pour le leader. Cela méritait de développer des outils pour utiliser PCM en public. Ce que nous avons fait.

Bill Clinton

Lors de l’une de mes rencontres avec Taibi Kahler, celui-ci me raconte qu’il a habité LittleRock dans l’Arkansas dont Bill Clinton était le gouverneur. En voisin, les Clinton le consultaient pour l’élaboration des discours. L’objectif étaient que ses interventions touchent la plus grande partie de la population à laquelle il s’adressait.

Cette anecdote nous a donné l’idée de chercher (R&D) comment nous pourrions utiliser PCM pour impacter nos auditeurs lors de nos interventions en public. Cela nous intéressait d’autant plus que nos formations s’adressent aux managers et nous voulons leur apporter des outils inédits et performants dans tous les domaines de leur métier.

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1ère technique : Zéro stress d’emblée

Tous les membres d’une réunion en zéro stress dès le début, un défi !

La coopération est conditionnée à zéro stress entre les participants à une réunion. Le zéro stress est la clé de la coopération, des échanges, de la confiance, et aussi de l’accueil de l’autre, etc.

Le leader connait bien les membres de son équipe ainsi que la Personnalité dans laquelle chacun se situe le plus souvent mais il ne sait pas dans quelle Personnalité se trouve chacun des membres quand il entre en réunion. Face à cette inconnue, le mieux c’est qu’il fasse l’hypothèse que les 6 Personnalités sont présentes dans la réunion et agir sur ces 6 Personnalités. Comment s’y prendre ?

Notre R&D à partir de PCM, a élaboré une technique dont voici les grandes lignes. Le leader aura préparé une introduction de début de réunion dont la caractéristique est de contenir les 6 antidotes pour réduire les stress de tous les participants à la réunion. Voici une illustration :

Empathique : Je suis heureux de vous retrouver tous. Merci à ceux qui ont fait des prouesses pour être présents. J’espère que cette réunion sera agréable pour tout un chacun

Analyseur (Travaillomane) : L’ordre du jour définit les buts de cette réunion et ce que nous avons à traiter. Je serai ouvert à vos questions s’il y en a. Nous terminerons comme prévu à 10h.

Persévérant : Le point 2 de l’ordre du jour va nous amener à ajuster une partie de notre stratégie et engager notre avenir. Avant de prendre la ou les décisions, je ferai un tour de table pour prendre l’avis de chacun.

Promoteur : A chaque point, nous fixerons un plan d’action avec une date limite.

Énergiseur (Rebelle) : Dans les travaux de groupe, regardez avec intérêt les pistes farfelues, ok ? Si l’un d’entre nous à une plaisanterie à partager qu’il le fasse… histoire que nous rigolions tous ! (rire)

Imagineur (Rêveur) : Ne laissez rien en suspens, posez vos questions ou notez-les. Si je remarque l’un d’entre vous qui n’a pas pris part au débat, je lui demanderai de s’exprimer

En moins de 5 minutes la probabilité que chaque membre soit à zéro stress frise les 100 %, L’équipe est dans les starting-blocks pour participer à une réunion des plus productives. (Un exemple plus fourni est dans notre 1er livre « Process Com pour les managers »).

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2ème technique : Être proactif dans une réunion

Créer les conditions pour que la réunion soit la plus productive

Dans le triptyque de la formation, un tableau synthétique indique ce que met en place le pilote praticien PCM pour favoriser le succès de la réunion.

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3ème technique : Qualifier à la seconde un stress

Un stress se repère par les phrases clés et les comportements

Même si l’outil le plus efficace dans la pratique de PCM, c’est le verbatim-managis, une phrase, un comportement peuvent être révélateur du stress d’une Personnalité PCM. Ce 3ème apport de notre R&D s’apprend dans le J4. Avant les jeux de rôle de cet apprentissage, tant celui qui joue l’animateur que celui qui joue le participant en stress répètent pour être dans le confort.

Ci-dessous, nous partageons, un extrait des indicateurs pour repérer un stress particulier.

Grille d’identification du stress

Les phrases-repère Les comportements
Persévérant

  • Peu avant la fin, annonce qu’il va poser une question – en fait, il développe son avis qui met en danger l’animateur 
  • Est-ce que tu ne penses pas que (interro-négatif)
  • A mon avis, il est préférable
  • Pose peu de questions – attitude du sphynx
  • Son intervention est plutôt longue il a besoin de partir d’un historique
  • Il est professoral
  • Il a une prédisposition à être « leader caché »
Analyseur (Travaillomane)

  • Questions sur le timing
  • Pré annonce ses questions : « j’ai une question »
  • Il adore reprendre point par point
  • Ce n’est pas logique ce que tu dis parce que
  • Anticipe le sujet par beaucoup de questions.
  • Prend beaucoup de notes
  • Énumère sur ses doigts
  • Boulimique d’infos
Empathique

  • Se dévalorise en public : Je vais peut-être poser une question bête ; je ne suis pas en forme, etc.)
  • J’ai une petite question
  • J’aimerais bien … (abuse du conditionnel comme la Personnalité Énergiseur (Rebelle)
  • Bienveillant exagérément (Voulez-vous que je ferme la fenêtre ? propose des bouteilles d’eau…
  • Attentionnée
  • Geste maladroit – renverse café, etc.
  • Met en avant les autres même si c’est son succès
Imagineur (Rêveur)

  • Si on l’interroge : Je ne sais pas…
  • On ne m’a pas dit que… 
  • Je n’ai pas pu finir parce que je n’ai pas eu les éléments (rejet de responsabilité en geignard)
  • Je ne sais pas par quoi commencer
  • A une question posée au groupe, il répond pertinemment en catimini à son voisin
  • Semble absent mais est attentif et présent
  • N’intervient que s’il est sollicité
  • Il ne pose pas de question
Promoteur

  • « Pas d’accord » (sans explication)
  • (avec charme) j’attends un appel urgent
  • C’est pas mon problème ; c’est toi qui le dit,
  • Qu’y a-t-il à y gagner ?
  • Question sans verbe « alors, Jacques ? »
  • On fait quoi ? (pousse à l’action)
  • Fait comprendre que ce n’est pas très intéressant–consulte son téléphone, dessine…
  • Montre de l’impatience : pianote avec ses doigts
  • En public pour être acceptable, il prend une forme Énergiseur (Rebelle) : ironie qui fait rire
  • Prévient qu’il va devoir partir, avec charme
Énergiseur (Rebelle)

  • Je ne comprends pas
  • Commence ses interventions par « oui, mais »
  • Tu nous dis ça à nous mais (résistance)
  • Je ne ferais pas du tout comme ça
  • Non, non, je ne suis pas d’accord (canal émotif)
  • parle ou rit en aparté à son voisin
  • fait rire la galerie avec des blagues à la cantonade
  • Il râle, souffle, soupire, boude
  • il rit bruyamment en parlant
  • il utilise des super, hyper
  • Est dans la récrimination

Si vous connaissez PCM cette grille de lecture est une aide à savoir à identifier la Personnalité PCM d’un participant et de savoir comment agir. Vous pourrez trouver une approche complémentaire dans le 1er de nos 3 livres « Process Com pour les managers ».

Si dans PCM c’est le développement personnel qui vous intéresse, sachez que c’est l’objet exclusif de notre 3ème livre « lâchez les comportements qui vous jouent des tours » (PCM en développement personnel). Pour ce livre nul n’est besoin de connaître PCM.

Christian Becquereau
assisté de Sylvie Nélaton

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J’m’en foutiste, un modèle !

Nous avons tous, dans notre environnement, deux frères ou deux sœurs dont l’un montre un côté studieux et obtient de très bons résultats dans ses études alors que l’autre est dilettante, perçu comme un je-m’en-foutiste. Ses classements scolaires sont désespérants. C’est presque toujours le second dont la réussite est flagrante dans la vie (!) Faut-il s’en fiche dans la vie pour mieux réussir ? En tous cas, ça vaut la peine de découvrir pourquoi le j’m’en foutiste a plus de chance de réussir dans la vie.

Une aisance relationnelle d’exception

Une chose est évidente le dilettante n’est pas prisonnier du côté académique des choses, du côté intellectuel, des organisations, des règles, des interdits.  C’est secondaire mais secondaire pour privilégier quoi ? Ce choix le rend disponible. Il a du temps pour les autres et une aisance relationnelle hors du commun.

En discussion, le j’m’en foutiste est à la fois dans l’échange tout en observant ce qui se passe dans la relation. C’est comme s’il était aussi spectateur du dialogue et du comportement de l’autre. Cette particularité le prédispose à avoir un relationnel d’exception. Est-ce suffisant ?

Depuis des dizaines d’années, les experts nous serinent que la réussite est due à 80% au relationnel et à 20% à l’expertise. Au début de ma carrière ces recommandations me contrariaient car je ne voyais pas comment m’y prendre. Le dilettante d’une manière instinctive abandonne l’idée d’être très bon dans tous les domaines mais s’il a les meilleures relations avec le plus grand nombre, il sait d’instinct qu’il fera la différence.

Un fils j’m’en foutiste

Je connais bien la maman d’un jeune homme. Celle-ci se désespérait d’avoir un fils qui ne faisait aucun effort dans ses études. Ses profs s’arrachaient les cheveux, elle aussi. Rien ne motivait son garçon. Ayant la confiance de la maman, je ne cessais de lui répéter qu’elle ne devait se faire aucun souci car il réussirait. Cette intuition se basait sur son aisance relationnelle. Arrivé en âge de flirter, il s’est amouraché d’une 1ère de classe. Pour ne pas être en reste, il s’est mis à cravacher et a décroché son bac du 1er coup alors que personne n’aurait parier sur cette prouesse

Le relationnel joue en faveur ou en défaveur de toutes les étapes de la vie ; qu’il s’agisse de trouver un job ou d’avoir une promotion ou d’obtenir la coopération de quelqu’un, d’établir la confiance avec son manager ou de décrocher une commande si on est commercial. C’est aussi, la capacité d’établir d’emblée un relationnel tel que l’autre a envie de nous avoir comme ami, y compris à l’occasion d’une rencontre fortuite. Le relationnel joue dans tous les secteurs de la vie.

Par contre le j’m’en foutiste n’a pas nécessairement la compétence de résoudre un différend, d’éteindre un conflit ou de débloquer une situation. Tout talentueux qu’il soit, lui aussi a des savoir-faire à acquérir. Mais son don relationnel peut être un handicap s’il a la sensation de n’avoir de problème avec qui que ce soit. Alors il fera l’impasse de se perfectionner dans le domaine relationnel.

Acquérir le talent du j’m’enfoutiste

Si vous n’avez qu’un relationnel normal, faite comme ce jeune, cravachez pour être à son niveau relationnel et faites la différence dans tous les secteurs de votre vie. C’est possible à 3 conditions : 1/ devenir bon praticien de PCM (Process Communication Model) mais le niveau « communication » s’il est indispensable, n’est pas suffisant. 2/ il faut acquérir le niveau relationnel avec le plus grand nombre. Pour cela il faut 3/ un outil pour faire ce que fait naturellement le j’m’en foutiste : être dans l’échange et aussi en mode méta, c’est-à-dire spectateur de ce qui se passe dans la relation.

La découverte de l’outil d’identification

C’était mon 1er atelier PCM, fin 1997. Un de mes clients Daniel, directeur commercial, trouvait que sa relation avec son DG était curieuse et elle n’était pas idéale. Les participants avaient tous suivi une formation PCM avec un excellent formateur. Bien qu’ils aient tout compris, ils ne savaient pas utiliser le modèle dans leur vie courante. J’ai demandé à ce directeur commercial de me restituer les dialogues qu’il avait en mémoire. Une fois transcrits au paper board, tous les éléments PCM sautaient aux yeux : son DG n’utilisait que l’impératif (canal directif), il abusait de son prénom, tout était dans l’action, dans le « ya qu’à faut qu’on » du style autocratique. Les portes de communication de la pensée et de l’émotion étaient aux abonnés absents. La personnalité que lui présentait son dg, c’était : Promoteur. Ce fut ce que j’ai nommé mon 1er verbatim. Avec cette expérience j’ai découvert l’éclairage qu’offrait l’écriture des dialogues (verbatim) d’un interlocuteur avec qui nous voulons améliorer la relation.

Faites l’expérimentation

Faites l’essai suivant, de mémoire transcrivez 5 phrases d’un interlocuteur avec qui vous voulez un meilleur relationnel. Vous découvrirez le maximum d’éléments PCM. Vous allez identifier la personnalité de votre interlocuteur avec une grande évidence. La marge d’erreur s’en trouve considérablement réduite. C’est un facteur de succès dans la pratique de PCM. Votre pratique de PCM va faire un bond de géant, vous allez vous approcher du talent du j’m’en foutiste.

Si vous avez suivi notre formation « PCM mis en pratique » vous avez, en plus de PCM, les clés « process-relationnel », ce sera plus facile et plus efficace. Mais soyez rassuré au bout de plusieurs dialogues retranscrits (verbatim) vous serez à l’aise avec l’outil. Une fois l’identification faîte, bâtissez 3 ou 4 phrases PCM correspondantes à la personnalité de votre interlocuteur.

Etablir un relationnel magique

A votre prochaine rencontre avec votre interlocuteur vous serez dans une situation similaire au j’m’en foutiste, d’un niveau relationnel d’exception. Vous serez à la fois dans l’échange et prêt à agir, inspiré par les phrases préparées. Vous serez bluffé par l’immédiateté de l’efficacité de la mise en pratique de PCM. C’est ce que je vous souhaite

Christian Becquereau

PS : prochainement : publication de notre 3e livre chez Eyrolles.

« Lâchez les comportements qui vous jouent des tours »
(Process Communication en développement personnel)

« Rien ne remplace le relationnel »

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