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Tag: outil relationnel
PCM, une école de tolérance

Pourquoi se préoccuper de son niveau de tolérance ?

Quelle importance d’être tolérant ou pas ?

La tolérance est une vertu à laquelle je ne m’intéressais pas. Je faisais avec mon niveau qui s’était façonné au fil des ans, sans me poser de questions. Et cependant à bien y regarder le niveau de tolérance impacte la qualité relationnelle que nous avons avec notre entourage. Quand nous sommes en désaccord avec la position d’un interlocuteur le relationnel est mis à mal quand il ne capote pas. Notre vie sociale est en partie conditionnée par notre niveau de tolérance : le relationnel, la coopération, l’affection, la chance et même la santé psychologique et physique.

La pratique de PCM® (Process Com) m’a offert non seulement une grille de lecture passionnante de ce sujet et surtout sans effort la capacité de développer ma tolérance et de récolter les bienfaits associés.

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La tolérance comment ça fonctionne ?

Le dictionnaire nous indique que la tolérance d’une personne, c’est « sa capacité à accepter ce qui spontanément est contraire à ses croyances, à ses valeurs ».  Cette définition montre par la formule « capacité à accepter » que la tolérance est une compétence. Ça veut dire qu’elle s’acquiert si on a envie des bénéfices qu’elle procure.

Jeune, je campais sur mes positions croyant que c’était bien dans tous les cas.  Je me souviens qu’un médiateur improvisé me demandait de mettre de l’eau dans mon vin. Je lui avais rétorqué « à force de mettre de l’eau dans ton verre, bientôt tu n’auras plus de vin ». L’échange avait tourné court et notre relation ne s’en était jamais remise.

D’ailleurs le monde politique qui est sous les feux de la rampe des médias montre que ces acteurs sont de moins en moins capables de tolérance. Les débats sont remplacés par des invectives lancées par les médias interposés. Quelle pauvreté !

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La promesse de la tolérance

L’anecdote ci-dessus montre que l’intolérance dégrade la qualité de nos relationnels quand ceux-ci ne sont pas rompus à jamais. En une fraction de seconde on peut se couper d’une personne qui porte des opinions et des valeurs opposées aux nôtres. Un bas niveau de tolérance limite notre cercle relationnel. Et cependant nous savons tous que quel que soit le clivage, il y a des gens merveilleux de part et d’autre. Accepter son niveau de tolérance, sans chercher à le développer, c’est accepter de vivre dans un monde limité. Et développer son niveau de tolérance, c’est étendre son réseau relationnel et s’offrir des moments d’exception.

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Nos croyances sont temporaires

Quand un avis contraire remet en cause une de nos croyances, l’impact est fort car il est intellectuel, émotionnel et même physique car nous avons la sensation que cette croyance est une partie constitutive de notre être. Or nos croyances ne sont qu’une partie constitutive de nos comportements. Chacun peut retrouver dans sa mémoire une croyance qu’il a fini par abandonner. Quand une croyance n’est plus d’actualité, parce que la vie nous a appris son contraire, le comportement change de lui-même sans aucun effort.

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La barrière à franchir

Ne pas avoir le réflexe de rejeter la croyance opposée est la 1ère barrière à franchir. Sans aide ce n’est pas évident. C’est un réflexe, on se sent atteint, mis en cause, etc. Il faut arriver à prendre de la distance… mais comment ? C’est sur ce point sensible que Process Communication Model peut nous faciliter cette retenue ?

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Et PCM dans cette démarche ?

Le praticien PCM arrive à prendre de de la distance

S’il y a 3 éléments géniaux à tirer de Process Communication Model, c’est 1/ nous avons six Personnalités en chacun d’entre nous 2/ chacune de ces Personnalités exprime une forme de stress spécifique et observable et 3/ ce stress peut baisser en un instant en satisfaisant le besoin psychologique correspondant.

Depuis plus de 25 ans notre mission consiste à développer des techniques complémentaires à cet « outil de communication » qu’est Process Com (PCM) pour en faire un « outil relationnel ». Nos participants apprennent très vite à repérer le stress de leurs interlocuteurs. La distinction est facile entre le comportement en stress et celui-ci hors stress. Cette capacité à distinguer ces deux états change tout. Le praticien PCM se distancie en étant observateur de ce qui se passe selon le modèle PCM. Il n’est plus piégé par son réflexe de rejet.

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Deuxième apport de PCM

Ecole de tolérance

En formation quand on arrive à la Personnalité Promoteur les participants reconnaissent souvent un de leur proche, par exemple un habitué des manipulations. C’est une découverte pour eux de découvrir que la manipulation est une forme de stress. Mais le stress veut dire que cette personne est mal et qu’elle ne connait pas d’autre moyen de « soigner » son stress que de manipuler. Chaque Personnalité PCM a une forme de stress aucune n’est meilleure ou pire qu’une autre. Leur regard n’est alors plus le même sur leurs interlocuteurs. Ils font la différence entre la personne qui est devant elle et le comportement qu’elle manifeste. Autrement dit, ils font la différence entre la personne qui est devant eux et la croyance qu’ils ont fait leurs. C’est de la tolérance.

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Faire de la Tolérance une habitude

James Clear auteur de « Atomic habits » nous dit qu’une habitude est établie quand il n’y a plus besoin d’y réfléchir pour la mettre en action. C’est ce qui explique que de décider d’être plus tolérant ne change pas notre niveau de tolérance car il faudra réfléchir à chaque fois. Et ce ne sera pas une habitude.

La pratique de Process Com distingue systématiquement l’état de stress et non stress pour préserver la qualité relationnelle. Cette distinction entre la personne et son comportement, s’inscrit petit à petit dans nos habitudes. Mais ce n’est pas fini.

Pour contribuer à sortir son interlocuteur de son stress, le praticien va s’adresser à lui avec une seule phrase PCM satisfaisant le besoin Psychologique correspondant au stress identifié. Cette adoption a deux effets, sur le praticien : 1/ il est acteur du relationnel ce qui est à l’opposé du réflexe de « rejet ». Son affect passe au second degré ; ensuite 2/ il offre un nouvel environnement relationnel à son interlocuteur, qui lui aussi, découvre une autre facette du praticien PCM.

 

Une vie apaisée

Ce regard que le praticien adopte vis-à-vis des autres, il l’acquiert aussi vis-à-vis de lui-même. La tolérance préserve de bon relationnel avec plus de monde. Nous quittons cet univers où nous pourrions être en bagarre avec tous. Cette démarche rend notre vie plus apaisée. C’est tout bénéfice.

Christian Becquereau
Assisté de Sylvie Nélaton

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