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Tag: coaching
PCM et la négociation

Une décision délicate à prendre

L’un de mes clients, formé à PCM, m’appelle pour une séance de coaching. Il a une décision à prendre et il est partagé. Au cours de nos séances, j’avais identifié qu’il avait beaucoup d’énergie dans ses Personnalités Analyseur (Travaillomane) et Empathique. Sa Personnalité Persévérant commençait à être présente.

Une proposition venait de lui être faite. Il en avait envie mais cela allait à l’encontre des dispositions qu’il réussissait à tenir depuis quelques mois, notamment à contenir son temps au travail, à déléguer davantage et à moins contrôler. La performance de la région dont il a la charge pourraient pâtir de cette responsabilité supplémentaire.

Au cours du coaching, mon client va découvrir deux compétences que ne cite pas PCM et que notre R&D a mis en évidence grâce à ce modèle. Ces deux compétences sont absentes chez les Personnalités Analyseur (ex Travaillomane), Persévérant, Empathique, Imagineur (ex Rêveur) et Énergiseur (ex Rebelle). C’est dire l’intérêt que ces compétences peuvent apporter à ces 5 Personnalités.

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Directeur de région et service client national

Comment peser le pour et le contre ?

Mon client est directeur régional. Il manage une quinzaine de personnes dont 3 en rattachement direct. Des commerciaux, des logisticiens et des administratifs. Il y a 3 ans, il a repris cette région qui était la lanterne rouge du groupe. Aujourd’hui, elle est n°1. En plus de sa région il lui est proposé d’assurer la responsabilité nationale du service client dont le manager vient de démissionner. Cette responsabilité serait à assurer pendant 3 mois, temps estimé par la direction pour recruter un nouveau responsable.

Ce job l’intéresse car les régions, y compris la sienne, ont besoin de ce service qui ne marche pas. Il imagine déjà ce qu’il faudra mettre en place. Ce serait sa 1ère responsabilité d’envergure nationale.

For des séances précédentes, mon client ajoute qu’il a pris en compte son intérêt personnel en obtenant que le contrôle factures soit retiré du service client. Et d’ajouter « s’ils ne me proposent que 500€ d’augmentation, je refuserai ».

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Les risques sont-ils partagés ?

Cadrer l’accord

Coach : Comment comptes-tu t’organiser pour assurer les 2 jobs ?

Client : Dans le service client j’ai repéré une personne qui assumerait bien le rôle d’adjoint. Dans mon équipe, je n’ai personne pour assurer cette fonction.

Coach : Bien ! Est-ce limité à 3 mois pour toi ?

Client : ça pourrait dépasser les 3 mois selon la durée du recrutement

Coach : Si cela prend plus de temps que prévu ? Quelles sont les conséquences pour toi et ta région ?

Client : Il y a le risque de ne pas maintenir la performance de ma région et que je me retrouve à trop m’investir.

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La lecture Process Communication Model

S’imaginer dans une autre Personnalité PCM

Coach : Si tu avais 100% d’énergie dans ta Personnalité Promoteur quelle serait ton attitude vis-à-vis du prolongement des 3 mois ?

Client : Je pourrais me dire « ce n’est pas mon problème » mais je trouve cela sévère.

Coach : Après tout, c’est leur problème. Pourquoi serais-tu le seul à en payer les conséquences. S’ils n’ont pas réussi à recruter à temps, tu n’y es pour rien, n’est-ce pas ?

Client : Exact.

Coach : Si la mission se prolonge au-delà de 3 mois et que la performance de ta région se détériore, eux n’ont aucun inconvénient. Il y a un déséquilibre non ?

Client : Oui, c’est vrai. Je réfléchis.

Coach : Es-tu d’accord si je dis que les personnalités PCM que tu occupes le plus souvent, Empathique, Analyseur et dans une bonne mesure, Persévérant, te poussent à accepter la prolongation sans sourciller ?

Client : Oui bien sûr, mais je ne vois pas comment rééquilibrer les risques.

Coach : Ce n’est pas important que tu trouves tout de suite. Ce qui est intéressant c’est que tu cherches un rééquilibrage des risques. Tu vas trouver.

Client : Intéressant. Je n’aurais pas eu cette démarche sans la prise en compte de « ce n’est pas mon problème ».

Coach : Hé oui ! le « ce n’est pas mon problème » de la Personnalité Promoteur est intéressant. Si la mission devait se prolonger au-delà des 3 mois prévus, cette période supplémentaire mérite d’être considérée différemment. Tu as des arguments.

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Le 1er degré de stress, une balise d’alerte

Process Relationnel® propose un usage positif du « ce n’est pas mon problème »

Client : J’avais toujours considéré le « ce n’est pas mon problème » comme étant un refus de coopérer.

Coach : Il y a une lecture positive du « ce n’est pas mon problème » 1er degré de stress de la Personnalité Promoteur. Personnellement après 10 ans passé dans ma Personnalité Empathique, désormais grâce à ma Personnalité actuelle Promoteur, le « ce n’est pas mon problème » m’alerte qu’il a un déséquilibre à rétablir. Ce n’est pas pour autant que je ne vais pas coopérer mais l’autre doit prendre en compte qu’il s’agit de son problème. A partir de là, nous pouvons trouver un accord équilibré.

Client : Cela veut dire que les conditions au-delà de 3 mois devrait être plus avantageuses pour moi (?)

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Une qualité inattendue de la Personnalité Promoteur

Process Com pourrait ajouter une qualité à la Personnalité Promoteur 😉

Coach : Oui, ou trouver un inconvénient pour eux. Laisse-moi te challenger par une question. Nous venons de voir que le « ce n’est pas mon problème » qui sert l’intérêt personnel est une balise d’alerte. Cette composante incite la Personnalité Promoteur à développer naturellement une compétence fort intéressante, laquelle ?

Client : … Je cogite …

Coach : C’est celle de négocier. Quand une demande est faite à une personne qui présente sa personnalité Promoteur, son 1er réflexe c’est de négocier une contrepartie. Dans cette situation que pourrais-tu obtenir si la mission devait se prolonger au-delà des 3 mois ?

Client : Je pourrais négocier une augmentation de salaire et ou une prime… je ne sais pas comment ?

Coach : Allez ! je pousse le bouchon. D’accord ?

Client : Volontiers.

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La demande impossible

Une demande non satisfaite donne un avantage au demandeur

Coach : Demande-leur qu’ils t’affectent un adjoint pour ta région.

Client : Ils n’ont personne.

Coach : Hé ! là tu prends un problème qui n’est pas le tien.

Client : Décidément, on ne se refait pas !!!

Coach : Mais si. C’est intéressant dans une négo de formuler une demande que l’interlocuteur ne saura pas satisfaire. L’autre se retrouve en dette vis-à-vis de toi. Ça donne un avantage dans la négociation. Et ils ont peut-être une solution que tu ignores… ou bien ta demande va leur donner une idée à laquelle tu n’avais pas pensé.

Client : D’accord je ferai.

Coach : Qu’imagines-tu négocier d’autre ?

Client : Piloter à distance l’adjoint du service client au bout de 3 mois.

Coach : C’est très bien. Tu pourrais aussi déjà annoncer qu’au-delà de 3 mois, tu reprends ton périmètre initial de responsabilités… juste pour voir ce qui se passe !

Client : C’est raide, non ?

Coach : S’ils trouvent cela raide c’est qu’ils se projettent dans leur échec. Cela va les pousser à respecter le délai.

Client : Evidemment.

Coach : Si la personne recrutée n’est pas encore là au bout de 3 mois qu’ont-ils comme alternative ? Embaucher un manager de transition ? Coût 40 k€/mois. Et quand celui-ci arrive, il ne connaît ni les produits, ni les services, ni les clients, ni la politique commerciale, ni la culture du groupe. S’il est très performant, il mettra un mois. Dans tous les cas, tu seras beaucoup moins cher et tellement plus efficace.

Client : Effectivement cette vision élargit le champ de la négociation. Je vais voir comment m’y prendre mais ça me va.

Coach : Veux-tu que nous allions plus loin ?

Client : Oui bien sûr

Coach : Comment prends-tu en compte ceux qui se défonceront pour que tu réussisses dans tes deux missions ? Si ta région a maintenu le cap, tes gens ont mérité. Cela vaut quelque chose, non ? Idem pour ton adjoint du service client. Il ne faut pas que tu aies à renégocier.

Client : Oui, je peux demander des enveloppes de primes disponibles à ma discrétion selon mon évaluation pour tout ce monde.

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Quels enseignements adopteras-tu désormais

PCM au service d’une vie

Peux-tu conclure cette séance de coaching ? Qu’en tires tu ?

Client : Tout d’abord que je suis prêt à prendre cette responsabilité car je sais quoi négocier et donc me protéger et faire bénéficier mes collaborateurs de cette mission.

Ce sera la 1ère fois que j’aurai une responsabilité nationale, cela me positionne pour une évolution de carrière c’est positif pour moi.

Coach : Bravo ! … et sur le plan PCM ?

Client : J’ai une lecture beaucoup plus riche de la personnalité Promoteur, notamment du « ce n’est pas mon problème » et du réflexe de « négociation ».

Coach : Bravo pour ta reformulation. Ce n’est pas par hasard si ta région est numéro 1. Dans la négo tu feras la part des choses.

Christian Becquereau

Assisté par Sylvie Nélaton

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Pas d’ennemi

PCM éclaire la tendance à se fabriquer des ennemis

 

PCM en séance de coaching

Mon client a subi une injustice

Lors de mes coachings, il est arrivé qu’un client évoque une injustice qu’il venait de subir de la part d’un collègue ou d’un membre de sa hiérarchie. Il était remonté, ulcéré même, prêt à en découdre.

A brûle pourpoint je lui demandais « as-tu remarqué qu’en général ceux qui ont des postes importants ont peu d’ennemis ? ». Après un court instant de silence qui marquait son étonnement, très vite il convenait que c’était généralement le cas. Mon client ne pouvait pas deviner que je m’appuyais sur Process Com (PCM) et qu’avec cette prise en compte, dorénavant il allait agir différemment, à son grand bénéfice.

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Ne pas subir l’injustice

Demander des comptes sans se faire un ennemi !

Dans la vie certaines personnes nous blessent ou sont injustes vis-à-vis de nous ou nous désavantagent de manière incompréhensible ou leur décision partiale à notre égard nous atteint profondément. Ces situations sont tellement inacceptables qu’il y a de quoi se révolter et d’exiger que ces personnes nous rendent des comptes. On ne peut quand même pas se laisser traiter de la sorte. Nous ne sommes pas des paillassons ! Bien sûr, vouloir se faire respecter est louable. Cette attitude de fierté se comprend. Mais faut-il croiser le fer pour autant et se faire un ennemi juré ?

Ma question présente l’intérêt de volatiliser une partie de l’émotion dans laquelle mon client est embourbé. Pour grossir le trait j’ajoute, « il est curieux de constater que pour certaines de ces personnes qui assurent des hauts postes, on se demande comment ils sont arrivés là, alors que ni leur légitimité ni leurs compétences ne sont flagrantes… » Une des réponses, c’est que leur nomination n’a posé de problème à personne. C’est le résultat d’avoir peu d’ennemis. On peut trouver que cela manque d’ambition et que cela réduit l’efficacité de l’entreprise. Ces critiques sont justifiées mais ça marche souvent comme çà. On peut ignorer la réalité mais il faut accepter d’en payer le prix. Se faire des ennemis n’est pas sans conséquence.

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Demander des comptes quand même

Utiliser PCM pour formuler une demande qui ne soit pas une accusation ?

En séance, le client est tout de suite disposé à s’y prendre différemment et à ne pas se faire un ennemi de plus ! Inutile de chercher à le convaincre, il est convaincu. Il réalise que se créer un ennemi est une mauvaise affaire pour lui à court moyen et long terme. Face à cette évidence, il abandonne son option initiale dans laquelle il n’avait pas pris en considération le paramètre « ennemi ». Cependant il n’est pas plus question d’en rester là, alors comment traiter le sujet sans se fabriquer un ennemi de plus

Le client imagine le mode d’action à mener de son interlocuteur. Presque toujours, il décide d’aller voir la personne pour lui demander le pourquoi sans échafauder d’hypothèses.

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La préparation de la rencontre

Créer les conditions de réussite

 

Pour être dans les meilleures conditions et n’être pas pris de cours, nous imaginons les différentes hypothèses possibles. Voici un résultat :

  • 1ère option : il y avait une logique défendable non prise en compte mais rien contre moi ;
  • 2ème option : il y a eu une bévue involontaire qui sera corrigée ;
  • 3ème option : il y a eu mauvaise intention. »

Fort de cette préparation mon client ne pourra que resté concentré à préserver la meilleure qualité relationnelle.

Nous finissons la séance en élaborant la formulation de la question à poser, afin que celle-ci ne porte aucun jugement. (Merci Process Communication Model).

 

La lecture PCM du phénomène

Chaque Personnalité Process Communication a sa motivation pour se faire des ennemis

Le modèle PCM démontre que nous avons en chacun de nous six personnalités. Les participants aux formations sont tout de suite convaincus. Certaines de ces 6 personnalités sont en réserve comme des potentiels agissant peu souvent. D’autres sont bien actives.

D’une manière synthétique voyons comment chacune d’elle peut tomber dans le piège de se fabriquer des ennemis.

La Personnalité Persévérant estime que sa mission est d’être un redresseur de torts,

La Personnalité Analyseur (Travaillomane) trouve inacceptable une démarche qui ne réponde pas à des critères logiques.

La Personnalité Empathique vit mal ce qu’elle perçoit comme étant mal aimée. La mauvaise image qu’elle va se construire du « coupable » va dégrader la relation. Son interlocuteur ne sera pas systématiquement un ennemi mais il lui sera hostile.

La Personnalité Imagineur (Rêveur) ne s’exprimera pas ; elle se recroquevillera davantage vis-à-vis de la personne concernée. Cette distance perceptible va éteindre leur relationnel.

La personnalité Promoteur fait son marché des gens qui servent son image et laisse tomber les autres Elle se fiche à tort d’avoir des ennemis si ceux-ci n’ont pas d’influence politique.

La personnalité Énergiseur (Rebelle) peut se faire des ennemis en une répartie, face à un interlocuteur qui prendra sa plaisanterie au premier degré. Cette personnalité s’en rend compte mais elle laisse la situation en l’état bien qu’elle en soit désolée.

Chacune de nos personnalités peut être concernée par ne pas voir que son action va fabriquer un ennemi. Les personnes qui ont beaucoup d’énergie dans les personnalités Persévérant et Analyseur seront plus aveuglées que les autres personnalités et exerceront ce contre-talent de se fabriquer des ennemis.

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A la séance suivante

Comment passé cet échange ? pour mon client c’est une première

Mon client démarre tout de suite « J’ai réfléchi et voici les principales options auxquelles j’ai pensé :

Mon client continue son récit : « J’ai donc vu mon interlocuteur. En fait… ».

En fait son échange a révélé que la situation qui l’avait autant mis en colère était le cas 1ère option. Les deux interlocuteurs étaient ravis de cet échange clarifiant et leur relationnel s’était même amélioré.

Dans le cas de la 3ème option, mon client aurait le droit de s’en faire un ennemi ou mieux d’adopter une stratégie plus habile (sans s’en faire un ennemi).  Mais c’est une autre histoire.

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Les 4 accords Toltèques

Ne pas se faire d’ennemi, c’est mettre en œuvre 2 accords Toltèques

Le livre de don Miguel Ruiz est sans nul doute un best-seller. En fait la mise en œuvre de ce coaching PCM, c’est la mise en œuvre de deux des 4 accords Toltèques :

  1. Quoiqu’il arrive n’en faites pas une affaire personnelle
  2. Ne faites pas de suppositions.

Quelquefois nous lisons des livres de référence comme celui-là et nous sommes bien en peine de mettre en œuvre ces fabuleuses recommandations. En apprenant à agir sans se faire d’ennemi inutile, c’est un mode d’appropriation de 2 des 4 accords Toltèques. Le pli est pris.

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L’effet induit de « pas d’ennemi »

Passez de Process Communication® à Process-Relationnel®

Après cette expérience le client peut commencer à voir les personnes de son entourage sous un autre angle. Celles-ci deviennent autant de membres potentiels de « son » réseau. Réseau ça veut dire : relation agréable, coopération, ressources, source d’énergie, de plaisir et d’opportunité de chance… Un programme bien sympathique, non ?

 

Christian Becquereau

Assisté de Sylvie Nélaton

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Quel scénario PCM® jouez-vous ?

Quel est votre scénario d’échec PCM ?

Chez certains tennismen, le jeu se dérègle quand ils arrivent à la balle de match. Une « peur de gagner » s’empare d’eux. Ils commencent à jouer « petit bras ». Ils finissent par perdre alors qu’ils auraient dû gagner. Le pire c’est que ce problème se reproduirait toute leur vie s’ils ne le corrigeaient pas. C’est pourquoi ces comportements d’échec sont nommés scénarios de vie.

Process Com propose 6 scénarios. Nous avons tous au moins un de ces comportements. Ils nous paraissent normaux, au point de croire, à tort, qu’ils font partie de notre personnalité ; hé non ! Ces scénarios nous mènent à l’échec. Il faut se défaire de ces handicaps. Cet article dit comment repérer son scénario et comment s’en débarrasser ; et cela est possible sans avoir besoin de connaître Process Communication Model. Les préconisations sont le fruit de notre pratique de PCM en coaching depuis plus de 25 ans.

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L’outil PCM pour tout un chacun

Les 6 scénarios de PCM ne représentent pas la totalité des scénarios existants mais plutôt les 20% qui polluent 80% de notre vie. Cette Loi 80/20 de Pareto est donc une manière efficace de traiter ces travers.

On pourrait croire qu’un scénario est un comportement à gérer avec un psy… ce n’est pas nécessaire. Le génie de PCM et de son créateur, c’est d’avoir structuré des comportements observables et d’y avoir associé des outils praticables par tout un chacun.

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Repérer son scénario de vie

Afin de repérer facilement votre scénario, nous vous représentons une phrase qui illustre chaque scénario. Si en lisant l’une d’entre elles, vous vous dites « ah là, c’est probablement moi ». C’est bon. Occupez-vous de ce scénario.

Au début, il est possible que ce soit moins facile pour vous. Il vous sera plus facile de repérer les scénarios des autres. C’est très bien. Les repérer chez les autres est un excellent mode d’apprentissage.

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Si vous avez des doutes

Si vous ne vous reconnaissez pas vraiment dans un de ces scénarios, ça ne veut pas dire que vous n’en avez pas. Vous avez juste besoin de vous familiariser avec le sujet. Dans ce cas faites appel à un proche qui vous connait bien, Faites-lui lire l’article et demandez-lui son diagnostic.

Si vous vous reconnaissez dans un scénario mais que cela ne vous semble pas grave, c’est une attitude défendable. Par sécurité, repérez-le chaque fois qu’il s’actionne. Vous saurez si vous devez agir ou pas.

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Repérez le scénario de vie PCM et s’en débarrasser

Scénario « Après »

Le repérer

Voici un dialogue caractéristique : Question : Comment va ton business ?

Scénario « après » : « Pour l’instant, je suis en ligne, mais le deuxième semestre risque d’être moins bon ! ».

Cette structure : ça va … mais … !!! peut concerner un sujet important ou celui de la météo.

C’est le scénario d’échec « après ».

S’en débarrasser pour éviter l’échec

Prévoyez un plan d’actions pour que la situation ne se dégrade pas ou préparez le plan d’actions pour que les conséquences soient minimisées.

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Scénario « Jusqu’à ce que… » ou « tant que… »

Le repérer

Ce scénario a deux modes d’échec possibles :

  1. Tant que je n’ai pas tous les éléments, je ne commence pas la tâche.
  2. Tant que je n’aurai pas perçu la finalité de ce qui est à mener, je ne l’entreprends pas.

Ces scénarios retardent la mise en action des personnes qui ont l’un de ces scénarios. Cela les rend moins performants.

Ce sont les scénarios d’échec « jusqu’à ce que… » ou « tant que… ».

S’en débarrasser pour éviter l’échec

Se demander : « Qu’est-ce que je ferais si ça rate ? » ou « Comment vais-je agir si ça ne marchait pas tout à fait ?», « Quels bénéfices je retire de m’engager maintenant ? ».

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Scénario « Jamais »

Le repérer

C’est le scénario d’une personne qui vit avec la croyance « je         n’obtiendrai jamais ce que je désire le plus ».

Phrase caractéristique de ce scénario : « Je ne m’en sortirai jamais ».

C’est le scénario d’échec « jamais ».

S’en débarrasser pour éviter l’échec

Se faire aider pour réorganiser ses priorités

Négocier un délai de réalisation

Ecrire ses objectifs et les relire régulièrement

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Scénario « Toujours »

Le repérer

C’est le scénario d’une personne qui ne veut rien perdre des avantages des différents choix qui s’offrent à elle. C’est pourquoi elle tarde à se décider.

Phrase caractéristique de ce scénario « Si je choisis telle solution, je perds tel avantage de l’autre option ; par contre, si je choisis la 2ème option, je perds l’avantage de la première ! »

C’est le scénario d’échec « Toujours ».

S’en débarrasser pour éviter l’échec

En fonction de votre aspiration, procédez au choix en fonction de l’un des 2 critères suivants :

  • Soit l’option où il y a une opportunité à saisir
  • Soit l’option où l’ambiance va être la plus tonifiante

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Scénario « Presque I »

Le repérer

C’est le scénario d’une personne qui repère qu’elle manque à peu de chose près une opportunité.

Phrase caractéristique de ce scénario : « Juste au moment où j’allais être nommé chef… Si seulement la place avait été libre avant… ».

C’est le scénario d’échec « Presque I ».

S’en débarrasser pour éviter l’échec

  • Inviter quelqu’un de votre entourage pour vous accompagner à chaque fin de parcours d’une action
  • Faire la fête avec votre équipe

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Scénario « Presque II »

Le repérer

Ce scénario de vie se présente de la manière suivante : la personne réussit ses performances, mais simultanément quelque chose ne va pas. Exemple : « Oui, j’ai réussi à faire ce que j’avais prévu, mais je n’ai pas entamé un rangement qui me tient à coeur. »

C’est le scénario d’échec « presque II ».

S’en débarrasser pour éviter l’échec

  • Célébrer la réussite (faire la fête).

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Alléger sa vie

Il faut alléger sa vie des scénarios d’échec. Ils sont autant de fardeaux qui nous prennent gentiment la main pour nous tirer vers le bas. Nous les reproduisons sans cesse, ce qui fait de leur éradication une priorité. Eventuellement faites-vous accompagner par un coach ou un formateur certifié PCM ça vaut la peine.

Tant que nous laissons nos scénarios de vie en place, ils font que notre vie n’est pas celle que nous pourrions avoir. Pour finir avec le tennis, comme a commencé cet article : faites en sorte que l’arbitre dise « avantage à votre destin ».

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Christian Becquereau,

assisté de Sylvie Nélaton

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Les femmes et PCM

Si vous êtes une femme et que vous ne connaissez PCM que de nom ou pas du tout, vous vous demandez ce que peut bien vous apporter de spécifique de pratiquer PCM (Process Communication Model) dans votre vie, qu’elle soit privée ou professionnelle ? PCM comme son nom l’indique est un modèle destiné à  améliorer sa communication.

Je suis loin d’être le seul homme à considérer les femmes comme étant plus talentueuses que nous, les hommes. Je suis Master Certified Coach et je coache depuis 1997. La plupart du temps les femmes managers représentaient 70 % de mes clients. Elles n’ont pas le complexe des hommes pour avoir un coach. Elles se disent qu’elles doivent faire leur place dans un environnement où le masculin a imprimé sa culture et ses a priori. Elles hésitent moins à faire appel à un coach car elles doivent acquérir d’autres modes de lecture et d’autres outils.

 

PCM apporte aux femmes

La pratique de PCM apporte plus encore aux femmes qu’aux hommes, parce que la pratique de PCM aide à être soi-même dans un environnement moins favorable. Les femmes qui pratiquent PCM ont l’avantage de savoir tout de suite ce qui coince quand une relation ne fonctionne pas très bien. Elles connaissent d’un seul coup les mécanismes comportementaux de leur interlocuteur, ses mécanismes motivationnels et sa vision du monde. Avec cette pratique elles balayent d’un revers de main le handicap de l’environnement et reprennent l’avantage.

 

Se protéger

Les femmes doivent apprendre à se protéger. Sans le décodage PCM instantané des situations et les techniques, elles risqueraient de se replier sur elles-mêmes. Or elles ont tous les atouts pour aller de l’avant. En connaissant les techniques de PCM, elles se sentent protégées car capables de gérer des situations difficiles ou complexes avec succès. Nous verrons quelques-unes de ces situations.

Il y a plus de femmes que d’hommes qui se sentent vulnérables ; c’est une sensation avec laquelle il ne fait pas bon vivre. Cela entame l’image que l’on a de soi et de son niveau de confiance en soi.

Là où l’homme passe en force, la femme avec l’outil PCM passera aussi mais dans son style avec ses atouts, en souplesse, avec habileté. C’est de cette manière que ses talents naturels vont se mettre au service de ses actions. Elle n’aura pas besoin de forcer son talent.

Dans un coaching récent ma cliente au téléphone m’explique l’objet du coaching « J’assure depuis des années un projet au niveau international. Mes équipes sont basées dans 3 pays : la France, la Roumanie et l’Inde. Tout le monde est enchanté. Mais le groupe vient d’embaucher une personne de l’extérieur et cet homme devient mon chef. Je le vis mal. Comment faire pour tirer mon épingle du jeu et pour que cela ne m’arrive plus ».

Elle a obtenu de bénéficier d’un coaching pour se faire une place avec ce parachuté !

 

Le charme, une clé

Les participantes tombent à la renverse dans nos formations quand nous partageons nos découvertes sur le charme. Chez la plupart d’entre-elles, c’est un interdit car elles laissent cela aux « allumeuses » ou quand elles ont elles-mêmes envie d’émoustiller (rire !). Cet interdit vient de la confusion entre le charme et la séduction. Dans nos livres nous sommes généreux sur ce sujet. La séduction porte une intention sur l’autre, ce qui n’est pas le cas du charme. Le charme est une disposition personnelle où l’on se sent bien avec quelqu’un sans avoir à le dire.

Quand je vois une femme qui ne s’autorise pas le charme, j’ai tout de suite de la compassion pour elle. J’ai envie de lui dire « vous n’imaginez pas tout ce que l’on rate dans sa vie à s’interdire à mettre du charme dans son relationnel. Dans nos ateliers, les femmes et les hommes apprennent à mettre du charme sur commande dans leur relationnel. Tout le monde a cette capacité. C’est juste une technique à appliquer.

 

Manipulée

Les femmes sont très fines à déceler les manipulations. Leur intuition les décèle vite mais elles sont tout aussi désemparées que les hommes. Comment gérer un interlocuteur qui nous manipule ? Comment réagir ? fuir ? Que faire pour que cela cesse instantanément tout en préservant la relation ?

Nous partons du principe qu’il faut maintenir cette relation. Ce n’est parce qu’un interlocuteur a tenté une manipulation que c’est un mauvais bougre qu’il faut l’éliminer de sa vie, de ses relations. Cependant il faut se protéger des manipulations.

PCM nous apprend que la manipulation est un 2nd de stress d’une personnalité. D’apprendre cela change tout. Ça veut dire que la personne qui manipule a un mal vécu et la manipulation est son échappatoire. La manipulation est la forme que prend son stress. A partir de là notre regard devient différent sur l’interlocuteur. Il ne s’agit pas de lui dire qu’il est surpris à mettre son doigt dans la confiture… ce qui compliquerait le relationnel… Voici une phrase qui illustre la technique du « Stop »

« Dis Germain, pas d’accord ». Les participants acquièrent les tenants et les aboutissants de la technique. Ils ont 2 surprises : celle que cela marche toujours et celle de constater que leur interlocuteur trouve cette phrase naturelle et continue sur un autre sujet, abandonnant sa manipulation.

La technique stoppe la manipulation instantanément et préserve la relation.

 

Process-relationnel®

Les techniques évoquées ci-dessus sont en complément de PCM le fruit de plus de 20 ans de notre R&D qui produit des techniques pour faciliter la pratique de ce modèle et gérer des situations en un éclair. C’est le cas du charme ou de stopper une manipulation, etc. Ces dizaines de techniques exclusives sont regroupées sous le label « process-relationnel® ». Pour partager nos avancées, avec mon associée Sylvie, nous avons créé un blog. Il s’agit de www.process-relationnel.com.

 

Le relationnel fait la différence

Si on se pose quelques instants, on réalise que dans toutes les situations de notre vie, en plus de nos talents respectifs, le relationnel fait la différence, que l’on soit chez un commerçant, au restaurant, avec son banquier, son propriétaire, dans toutes les situations où il y a matière à négocier. C’est aussi avec son manager, avec un collaborateur, avec les membres de notre famille, nos amis. Il est judicieux d’apprendre tout ce qui va rendre notre vie plus facile, plus agréable et augmenter nos chances. Quelle que soit la situation, connaître d’un seul coup le mécanisme de son interlocuteur, et savoir comment agir et même baisser son stress, les chances de succès augmentent considérablement. Ce serait dommage d’en faire l’impasse, non ?

Christian Becquereau

 

www.process-relationnel.com

« Rien ne remplace le relationnel »

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Développement personnel sur ses Qualités !

Les démarches de développement personnel se focalisent sur les défauts et les faiblesses. C’est un grand classique. En même temps beaucoup d’entre elles recommandent de nous appuyer sur nos points forts, autrement dit nos qualités. Il y a quelque chose de contradictoire dans ces 2 recommandations. Ces 2 voies nous invitent à faire le grand écart ?

Tout petits déjà on nous disait de nous appuyer sur nos points forts, autrement dit, sur nos qualités. Nous avons pris cette recommandation pour argent comptant car tous les « experts » s’accordaient sur le sujet. Sauf qu’ils ne savaient pas que les qualités pouvaient produire des effets pervers.

 

Une découverte étonnante

Nous avons découvert que les fauteurs de troubles de nos travers, ce ne sont pas les défauts mais les qualités dont nous sommes conscients et pour lesquels la tendance naturelle est de forcer le trait. Aborder le développement personnel sur ses qualités présente l’avantage d’être beaucoup plus facile à corriger. Voyons cela.

Praticien PCM depuis 1993, je suis formateur certifié depuis 1999. Sylvie sera formatrice certifiée en 2004. Pendant plus de 20 ans de coaching et plus de 10.000 heures de face à face, nous avons utilisé ce modèle pour coacher le relationnel de nos clients. Grâce à ce modèle nous savions identifier des effets pervers que subissaient nos clients. Quelque fois c’était lié à une qualité mais nous étions loin d’imaginer qu’en général l’intensification des qualités provoquaient des effets pervers. Il nous a fallu plus de temps encore pour découvrir que ces travers généraient chez l’entourage des images qui desservaient nos clients.

Ces observations ont fini par nous révéler que les personnes ont tendance à intensifier les qualités dont elles sont conscientes. Cette petite intensité de plus provoque des effets pervers, et souvent une image négative associée.

 

Effet pervers

Une personne a la qualité d’être dévouée à l’intérêt général. C’est une qualité que PCM attribue à la personnalité Persévérant. Quand il y aura une décision à prendre dans une équipe, cette personnalité va s’engager avec puissance en faveur de la décision qui sert l’intérêt général avant ses intérêts personnels. Elle sera hostile envers ceux qui défendent leurs intérêts personnels. Elle les mésestimera, les combattra même. L’effet pervers c’est de risquer de se retrouver isolé et de se fabriquer des ennemis. Et cependant au départ, être dévoué est une qualité. Les managers en savent quelque chose.

 

L’image

L’entourage caricature cet effet pervers par une image comme « elle n’est pas facile » ; soit « elle est imprévisible » soit « rien n’est négociable avec elle » soit « elle est psychorigide », etc. Ces étiquettes lapidaires ont un caractère définitif car l’intéressé les ignore. Celui-ci va se traîner cette réputation toute sa vie, sans même qu’il ne le sache jamais. C’est terrible quand on y pense. Personne n’est à l’abri de cette terreur sous-terraine. C’est tout l’intérêt de travailler sur nos qualités et de découvrir les images qu’on nous colle.

Cette image se diffuse à l’infini. Elle va influer sur les choix qui seront moins en la faveur de cette personne ; son relationnel sera moins qualitatif, il lui sera plus difficile de se faire des alliés, etc. Cette image la dessert dans de nombreux domaines.

 

Changement dans la durée

Aborder le développement personnel sur ses qualités (trop intense) présente un autre avantage que les coachs connaissent. Cette démarche ne consiste plus à opérer un changement mais juste de baisser un peu l’intensité d’un talent que l’on connaît bien. Cette découverte nous a enthousiasmés car cette nouvelle voie évite d’être rattrapé par l’adage « chasser le naturel, il revient au galop ». Le bénéfice peut s’inscrire dans la durée.

Quand on s’attaque à ses défauts l’effort est conséquent. Il n’est pas évident de le poursuivre dans la durée. Un jour nous avons une bonne excuse… une autre fois encore … et puis… nous connaissons la suite. Nous finissons découragés, pire, nous avons même une image de nous-mêmes de manque de courage.

 

Bénéfices du développement personnel sur ses qualités

Une légère baisse d’intensité de notre qualité suffit. Cette mesure est tellement facile que la prise de conscience de cette surintensité suffit à ce que cela se régule tout seul. L’effet pervers disparaît. L’image ne va plus se propager. Elle va se dégonfler progressivement jusqu’à ne plus être qu’un souvenir dont on se demande s’il avait sa raison d’être.

Par sécurité, pour chaque cas, nous proposons une action. Les pistes du coach sont issues de nos expérimentations avec nos clients au fil de toutes ces années.

 

Le développement personnel sur ses qualités est publié

Nos découvertes sont l’objet de notre 3ème livre, cf. P.S. Quarante-deux cas sont traités. Ce livre est destiné au grand public. Il n’est pas besoin de connaître le modèle PCM®. Cependant, c’est la pratique du coaching avec ce modèle qui a favorisé nos découvertes. Pour chacune des 6 personnalités PCM, 7 cas sont traités.

Chaque cas est traité en 3 volets. Le 1er volet décrit la situation et aboutit à l’effet pervers et révèle l’image associée. Le 2ème volet est la piste du coach, l’action à mener. Par définition l’action à mener est légère et facile. Le 3ème volet est le plus bref. Il propose la lecture PCM du sujet. C’est le seul volet qui utilise le jargon PCM. Le lecteur ne connaissant pas PCM peut en faire l’impasse tout en profitant pleinement de la démarche.

Si le lecteur veut s’intéresser au modèle PCM, un abrégé de Process Communication Model (MPC) termine le livre.

 

Procéder au développement personnel sur ses qualités

Dès maintenant vous pouvez entamer une démarche de développement personnel sur vos qualités :

  • Faites la liste de vos qualités (5 par exemple)
  • Demandez à vos proches de vous indiquer 2 qualités qu’ils voient en vous
  • Classez-les toutes par ordre d’importance, d’après vous.
  • Pour les 2 premières vous trouverez le ou les effets pervers ; pour l’instant faite l’impasse de trouver l’image qui vous dessert
  • Décidez d’être conscient chaque fois que vous exercerez cette qualité, sans rien vouloir changer.

Avec cette simple observation vous allez vous rendre compte que naturellement, sans effort, vous allez mettre moins d’intensité. Votre vie va changer !!!!

 

Ebook offert

Nous avons aussi publié un ebook composé de cas inédits. La démarche est la même. La structure de chaque cas est identique à celle du livre. Allez sur notre blog www.process-relationnel.com remplissez le formulaire. Nous vous l’adresserons gratuitement.

Christian Becquereau

PS : Notre 3ème livre : « lâchez les comportements qui vous jouent des tours ». Le sous-titre est « Process Communication model » en développement personnel ». Editions Eyrolles P 2022.

Rien ne remplace le relationnel

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